Radio Taïga : La radio dont vous êtes le DJ

23 octobre 2014
0 Commentaire(s)
Directeur de programmation, animateur du show du matin Yellow de bonheur, Batiste Foisy souhaite ardemment augmenter la programmation locale de Radio Taïga.(Phtoto DL)

Directeur de programmation, animateur du show du matin Yellow de bonheur, Batiste Foisy souhaite ardemment augmenter la programmation locale de Radio Taïga.(Phtoto DL)

Une invitation et un aperçu de la nouvelle programmation
 

À Radio Taïga, l'Alternative musicale à Yellowknife, on veut que le terme communautaire soit davantage qu'une suite de sons désubstantialisés. Un aperçu de la programmation automnale et un appel à tous
L'œil étincelant, le poil rebelle, Batiste Foisy a un peu des allures de savant fou quand je le rencontre dans son antre de Laurent-Leroux, 48e Rue. Jetant parfois des coups d'œil à la trentaine de voyants lumineux de sa console et de ses autres babioles électroniques, le directeur de la programmation de CIVR crée simultanément l'affiche de sa soirée-bénéfice Terra Incognita tout en répondant à mes questions... et en prenant conscience qu'il a placé dans son agenda deux entrevues en même temps.

Nouveautés
N'empêche que le gars affiche une belle humeur. Depuis quelques semaines, de nouveaux bénévoles s'ajoutent à la programmation, permettant à Radio Taïga d'être une radio de plus en plus locale. En faisant abstraction de ce qui joue la nuit, le pourcentage de programmation locale doit être d'environ 40 %, spécule Batiste Foisy. Ces nouveaux bénévoles, c'est Mike par exemple, avec Le Bazar (le samedi 18 h, en reprise le mardi à 20 h). Le gars avait déjà fait de la radio à Iqaluit, mais Batiste l'a initié au studio de la 48e Rue. « Il a fait son premier show samedi dernier, raconte Batiste Foisy, du arabic groove, de la musique du monde, et même du Prince. »
Deux nouveaux venus à Yellowknife ont également été recrutés par l'Alternative musicale, les artistes multidisciplinaires Ashley et Sammy, dont le groupe Navaluvu sera également à l'affiche de Terra Incognita. Dans leur émission Nuvoterra (le mercredi à 19 h, en reprise le lundi 21 h), ils font bien sûr tourner de la musique, mais ils en jouent de surcroît en direct, mélangeant batterie électronique, échantillonnages et synthés. « Nous sommes la seule radio au nord du 60e parallèle dotée d'un groupe maison », s'exclame le directeur

Ouverture
Batiste Foisy est fier de l'ancrage territorial de Radio Taïga. « On fait jouer trois chansons locales à l'heure », assure-t-il. Mais il souhaite que CIVR soit encore davantage un outil collectif. Et si les gens ne croient pas avoir les aptitudes ou le désir de faire de l'animation, ils en auront peut-être pour faire des sélections musicales. « C'est une autre façon de s'impliquer, de dire Batiste Foisy. Vous n'êtes pas satisfait de l'offre musicale? Faites la vôtre! Nous cherchons entre autres des métalleux! »
Quelque soit le genre de musique recherché, du grégorien à l'ambiant en passant par le surf et le dub, Radio Taïga possède une riche discothèque, que son directeur de programmation se fait fort de compléter par les choix désirés.

Ça continue mais ça change
Outre les nouvelles émissions, il y a aussi les anciennes qui se renouvellent. C'est le cas des Jardins philosophiques (le mardi à 21 h, reprise le dimanche 21 h). « J'explore cette année, explique l'animateur Oscar Aguirre, par des anecdotes et quelques réflexions, des sujets traités en philosophie. » L'homme est un grand amateur de Teilhard de Chardin et de Gaston Bachelard. En propos comme en musique, il compte également explorer la mythologie. On pense aux Walkyries de Wagner, à Shéhérazade de Rimski, à Orphée et Eurydice de Gluck. L'autre émission d'Oscar, Cultures et sociétés (le dimanche 11 h, reprise le mardi 18 h) se penche cet automne sur le folklore d'Amérique du Sud, en partant du Chili et en remontant vers le nord.
Autre mutation : avec le départ de son acolyte Nicolas Servel, Sébastien revient à sa formule originale, plus roots. On parle ici de Jammin 62 (le mardi à 19 h, reprise le samedi à 19 h), le phare du reggae subarctique.