Art oratoire : La parole en scène

27 février 2014
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Akruthi Balaji a démontré que les joueurs de hockey étaient trop payés. Le juge Yves Lécuyer lui a demandé qu'est-ce qu'elle ferait si elle jouait au hockey et qu'on lui offrait un salaire aussi élevé. « Je refuserais, a affirmé Akruthi! ». (Denis Lord)

Akruthi Balaji a démontré que les joueurs de hockey étaient trop payés. Le juge Yves Lécuyer lui a demandé qu'est-ce qu'elle ferait si elle jouait au hockey et qu'on lui offrait un salaire aussi élevé. « Je refuserais, a affirmé Akruthi! ». (Denis Lord)

L'école Saint-Joseph tenait mardi dernier sa journée annuelle de concours d'art oratoire. Un art sans doute sous-estimé en nos jours multimédia, mais qui fait la part belle à des qualités immémoriales de réflexion et de communication.
« Il y a des élèves qui ont de la difficulté à être valorisés dans le sport ou dans d'autres domaines de la vie scolaire, observe Geneviève Charron, directrice adjointe de Saint-Joseph; le concours d'art oratoire peut leur permettre de développer leur confiance dans un autre registre d'aptitudes. »
Dès le départ, les défis sont très tangibles pour les 1re à 3e année, qui participaient au concours en récitant des comptines. Alors même qu'ils en sont encore à l'étape d'acquisition de vocabulaire, ils doivent apprendre à parler en public, à être expressifs et à articuler, avoir un bon maintien. Des élèves de 7e année de Weledeh en immersion tardive ont vécu un défi analogue cette année : ils ont dû parler devant une assemblée alors qu'ils n'en sont qu'à leur seconde année d'apprentissage du français!
Dans les deux autres catégories du concours, de 4e à 6e année et 7e et 8e année, les élèves devaient écrire et présenter un texte informatif ou argumentatif. Akruthi Balaji, par exemple, a démontré que les joueurs de hockey étaient trop payés. Le juge Yves Lécuyer lui a demandé qu'est-ce qu'elle ferait si elle jouait au hockey et qu'on lui offrait un salaire aussi élevé. « Je refuserais, a affirmé Akruthi! » « Les élèves ont présenté une variété de sujets incroyables, assure Geneviève Charron. Ils ont parlé de leurs animaux favoris, de l'utilisation du cellulaire en classe, de l'intimidation, de la dépression. Une élève de 5e en études sociales, Madison Penney, a comparé l'aspect démocratique de la prise de décision chez les Amérindiens des Plaines versus ceux du Nord. Dans sa 2e langue! Ça me jette par terre! » Un autre élève, en 8e année celui-là, a avancé un argumentaire serré en valeur de l'implantation du TGV et d'un réseau ferroviaire au Canada.
La directrice adjointe de l'école Saint-Joseph s'est montrée fière des recherches effectuées par ses élèves pour étayer leur point de vue. Tous les participants au concours se sont vus remettre un certificat-cadeau de la librairie Book Cellar. Les gagnants ont eu un certificat d'une valeur plus élevée.