Inscriptions et infrastructures scolaires : La négociation porte fruit dans les trois territoires

Des membres de la CSFTNO et des députés réunis à Yellowknife. Première rangée (de gauche à droite) : le commissaire Christian Marcoux, le député Kevin O'Reilly, la directrice générale Yvonne Careen, les ministres Caroline Cochrane (Travaux publics) et Wally Schumann (Transports), ainsi que le président des commissaires, Simon Cloutier ; 2e rangée : les députés Rocky Simpson (Hay River South) et Kieron Testart (Kam Lake). (Photo : CSFTNO)

Des membres de la CSFTNO et des députés réunis à Yellowknife. Première rangée (de gauche à droite) : le commissaire Christian Marcoux, le député Kevin O'Reilly, la directrice générale Yvonne Careen, les ministres Caroline Cochrane (Travaux publics) et Wally Schumann (Transports), ainsi que le président des commissaires, Simon Cloutier ; 2e rangée : les députés Rocky Simpson (Hay River South) et Kieron Testart (Kam Lake). (Photo : CSFTNO)

 

Les défis juridiques de 2015 des francophones des trois territoires nordiques ont ramené face à face les commissions scolaires et les gouvernements. Au Nunavut, comme au Yukon et aux TNO, on s’investit dans la médiation pour renégocier des politiques et des projets.

Les liens de la CSFTNO avec l’administration s’améliorent depuis mai 2015, suivant l’arrivée d’une nouvelle équipe aux postes clés du ministère de l’Éducation. Deux dossiers critiques ont progressé, selon la directrice générale Yvonne Careen : d’abord la politique d’admission.

« Le ministre Alfred Moses a demandé une révision de la directive ministérielle et annoncé qu'il rendrait sa décision à la fin du mois. Des consultations ont eu lieu à Yellowknife et à Hay River. Le public peut aussi répondre par écrit sur le web. Nous anticipons des changements positifs, mais probablement pas autant que dans les provinces.

« Côté infrastructures, note Yvonne Careen, la CSFTNO a fait beaucoup de démarches auprès de Patrimoine canadien pour l'expansion à l'école Allain St-Cyr. On demande plus de fonds que prévu dans l'ordonnance de la Cour d'appel de 2015.

Dans le bon sens

« Le gouvernement a mis des sommes de côté, confirme-t-elle, mais nous mettons des pressions pour un agrandissement qui répondrait aussi à nos besoins de base : quatre salles de classe de plus et un gymnase de taille secondaire. Ça bouge dans le bon sens. »

À Whitehorse, on demande de prolonger la suspension du procès recommandé par la Cour suprême en 2015. Les deux parties explorent des solutions aux conflits, dont celui des infrastructures, explique le directeur général de la CSF du Yukon, Marc Champagne.

« On n’est pas en train de discuter si on va avoir un nouveau secondaire, mais le comment. On a annoncé le choix du site en mai. Depuis, on a travaillé avec les architectes pour établir la superficie nécessaire.

« On a des fonds dans le budget 2016-2017 pour le design de l’école, précise-t-il. On a soumis nos demandes de financement : la réponse du Yukon est attendue fin juin mais on ne sait pas quand on aura celle de Patrimoine canadien pour l’aspect communautaire. »

Sur le partage des pouvoirs entre le gouvernement et la CSF, les négociations procèdent lentement, selon Marc Champagne. « Les enjeux de personnel et d’admission sont complexes. Le climat est positif et les relations sont bonnes. Il y a de la pression pour conclure des ententes avant la fin de l’été. »

Le jugement de la Cour suprême du Canada sur les admissions au Yukon influence aussi la politique ministérielle au Nunavut. La décision est prise, selon le président de la CSF, Luc Brisebois. « Nous allons faire des recommandations au ministre et c’est lui qui aura le dernier mot. Les non ayants droit ne seront pas admis mais il y aura des exceptions pour les arrivants de pays francophones. »

Dialogue continu

La médiation continue quant aux enjeux de la contestation intentée par les commissaires l’an dernier. « On a tenu une réunion en mai, note le président, on aime l’approche de dialogue. Mais on s’est entendu de ne pas en parler tant qu’il n’y aura pas d’entente. »

L’enjeu principal demeure l’agrandissement de l’école des Trois-Soleil relativement au secondaire. « Depuis deux ans, dit-il, on a eu une vingtaine d’élèves qui ont débarqué après la 8e année pour terminer leur secondaire en anglais. C’est une situation d’urgence qu’on espère régler pour la rentrée prochaine. »

Le ministère, la CSF et le Iqaluit District Education Authority se sont réunis le 15 juin pour trouver des solutions. « On met beaucoup de notre temps dans cette négociation, conclut Luc Brisebois. On a besoin de salles de classe, mais aussi de ressources humaines. »
 


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