Éditorial : La future personne à la présidence

15 octobre 2015
0 Commentaire(s)

En fin de semaine, la Fédération franco-ténoise (FFT) tiendra son assemblée générale annuelle. Parmi les activités de la journée, il y aura l’élection d’une nouvelle personne à la présidence.
Je ne suis pas au courant du processus et ni de la manière dont il s’est déroulé, mais je suis prêt à parier que ce n’est pas une tâche facile. Il s’agit d’une position ingrate et très exigeante.
En effet, il s’agit d’une position ingrate. En se portant constamment à la défense de la francophonie ténoise, le président se retrouve souvent au haut des barricades et reçoit son lot de critiques. Lorsque le dossier est très litigieux, il arrive que les discussions puissent prendre une tournure un peu pas mal personnelle.
Au fil des ans, la FFT a toujours su éviter de pointer du doigt des personnes pour les lacunes constatées dans l’application des lois sur les langues officielles, celle fédérale et celle territoriale. L’argumentaire restait dans des termes vagues et reposait surtout sur l’absence de volonté politique. Ça n’a jamais empêché les critiques personnelles à l’encontre des personnes à la présidence.
C’est aussi une position très exigeante. En plus des réunions régulières du conseil d’administration, la personne à la présidence doit aussi participer aux instances démocratiques de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada et représenter la FFT à différentes rencontres avec les gouvernements. Il faut donc que l’employeur de cette personne soit très conciliant, car les déplacements annuels sont fréquents.
Malgré tout, la francophonie ténoise a toujours réussi le tour de force de se doter d’un président ou d’une présidente et ils ou elles ont tous laissé des traces indélébiles sur leur passage. Merci à Richard Létourneau pour son beau travail!