Assemblée générale CNFS : La formation en santé se porte bien

08 juillet 2015
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Les récipiendaires des bourses d'excellence pour 2015 ont été honorés : (devant) Chamberline Waja (ON), Dominique Arsenault (ÎPÉ), Isabelle Wallace (NB); et (derrière) Raphaël Désautels (ON), Monelle Mercier (NB), Jeaco Kasumba-Wa-Mutombo (MB), Ashley Rosevear (ON) et Marie-Josée Legault (ON). Absents : Michaela Smith (NÉ), Tania Smith-Doiron (NB) et Emma Power (AB).
(Photo : Julien Lafleur)

Les récipiendaires des bourses d'excellence pour 2015 ont été honorés : (devant) Chamberline Waja (ON), Dominique Arsenault (ÎPÉ), Isabelle Wallace (NB); et (derrière) Raphaël Désautels (ON), Monelle Mercier (NB), Jeaco Kasumba-Wa-Mutombo (MB), Ashley Rosevear (ON) et Marie-Josée Legault (ON). Absents : Michaela Smith (NÉ), Tania Smith-Doiron (NB) et Emma Power (AB). (Photo : Julien Lafleur)


La croissance des résultats (inscriptions et diplômation) se poursuit au Consortium national de formation en santé. Le discours est pragmatique, les pratiques sont collaboratives et le financement au rendez-vous.
Avec un budget annuel de 19 millions $ presqu’exclusivement de Santé Canada, assuré jusqu’en 2018[*], le CNFS est l’organisme le mieux financé des communautés francophones.
« C’est très bien, reconnait le coprésident, Allister Surette, les fonds servent surtout (91 %) à nos membres d’un bout à l’autre du Canada, les 11 collèges et universités membres. On a aussi des fonds pour des projets spéciaux, comme la formation à l’offre active, la formation clinique et la recherche. C’est une aide considérable pour nos institutions. »
Le recteur de l’Université Sainte-Anne (Nouvelle-Écosse) se réjouit de la tendance à long terme des inscriptions en santé en français depuis la fondation du CNFS en 2003. « Au fil des années, on ajoute de nouveaux programmes à l’offre en santé dans nos institutions. On fait aussi un recrutement plus agressif. »
« C’est facile de faire le lien entre le financement et la formation, note Allister Surette, mais on fait beaucoup plus que ça. Par exemple, le réseautage entre les membres nous donne l’occasion de discuter de partenariats et de meilleures pratiques. »


Plus de 5 000 diplômes
C’est dans cet esprit qu’une cinquantaine de membres et collaborateurs ont participé à l’AGA du 25 juin à Toronto. Selon le bilan, les membres ont enregistré 1 273 nouvelles inscriptions en santé et services sociaux en septembre 2014 (contre 1 344 en 2013) et 775 étudiants ont reçu un diplôme en juin 2015 (contre 727 l’an dernier). Quelque 5 126 diplômes ont été remis en dix ans à l’échelle nationale dans une centaine de programmes.
« Comme tout institution, on fait notre promotion unique dans les écoles secondaires, signale le co-président. On ajoute toujours le logo du CNFS et notre visibilité augmente comme réseau. Le message qu’on envoie partout au Canada, c’est que les besoins augmentent, surtout avec la population vieillissante en milieu rural. »
 

Offre active
Le CNFS s’est lancé en 2008 dans une stratégie de formation à l’offre active, en vue de préparer les étudiants à devenir des catalyseurs sur le terrain. L’organisme mène une douzaine de projets pour intégrer les concepts dans la formation.
« Ce qu’on fait en Ontario depuis plusieurs années, c’est de sensibiliser et d’outiller nos étudiants, souligne Pierre Riopel, le président du Collège Boréal (Ontario), hôte de l’AGA. On a mis en place des unités à l’intérieur des programmes.
« En milieu minoritaire francophone, explique-t-il, on a une dynamique très particulière. Quand on entre dans une chambre d’hôpital et qu’on dit : Good Morning, bonjour, on affiche nos compétences et notre capacité de servir en français et en anglais. »
Pierre Riopel rappelle une histoire entendue lors d’une rencontre nationale l’an dernier. « Je m’en souviendrai toujours. C’était une de nos stagiaires ou une diplômée qui est arrivée dans un hôpital où il y avait dans une chambre un patient qui ne parlait pas. Mais il tenait une photo qu’il cachait dans ses mains sur sa poitrine.
« Les employés lui ont dit : on essaie de l’approcher mais on ne sait pas comment faire. Notre étudiante s’est mise à lui parler en français. Elle avait entrevue dans la photo une église qu’elle a reconnue. Et tout de suite, les épaules du patient se sont relâchées et il s’est mis à lui parler en français.
« Avec les stratégies qu’on enseigne, conclut le président, on évite bien des situations fâcheuses. On entend souvent des histoires comme ça et ça vient de partout. À l’AGA, on a eu le plaisir de voir toute une mosaïque de participants, de près et de loin. Des finissants et des anciens étudiants ont témoigné de l’importance de leur formation en français. »

[*] Il s’agit de fonds totalisant 69,2 millions $ provenant de la Feuille de route pour les langues officielles 20013-2018.