Katimavik : La fin du parcours

08 décembre 2011
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Les participants au programme Katimavik ont vécu de beaux moments ensemble et ont fait partie de plusieurs événements à Yellowknife, dont la maison hantée de l’Association franco-culturelle. (Photo : Archives)

Les participants au programme Katimavik ont vécu de beaux moments ensemble et ont fait partie de plusieurs événements à Yellowknife, dont la maison hantée de l’Association franco-culturelle. (Photo : Archives)

Le groupe Katimavik tenait une activité porte ouverte cette fin de semaine afin de revoir pour l’une des dernières fois quelques personnes de Yellowknife.

C’est bientôt la fin pour les participants du programme Katimavik, qui auront passé six mois ensemble, éloignés de leur famille.
Dans deux semaines, les jeunes adultes reprendront l’avion chacun de leur côté pour retourner à leur quotidien.
La journée porte ouverte qui se tenait à la maison Katimavik se voulait donc une activité pour revoir certaines personnes que les participants ont côtoyées durant leur séjour de trois mois à Yellowknife.
Même si peu de gens se sont déplacés pour rencontrer les jeunes adultes, à la déception de leur agente de projet, Claire Smith, l’occasion était bien choisie pour se remémorer les bons moments passés et faire un bilan de leur expérience.
Le programme s’est échelonné sur six mois, dans deux villes différentes du Canada. Le périple a commencé à Montréal en juin, puis en septembre, ils ont échangé leur place avec le groupe qui était à Yellowknife durant cette période.
Pour l’une des participantes, Jacey Ormerod, originaire de Jacksons Point en Ontario, il a fallu s’acclimater à chaque personne, mais l’expérience en a vraiment valu la peine.
« Au début c’était vraiment très excitant, s’exclame-t-elle. Tu rencontres tellement de nouvelles personnalités et c’est difficile de s’adapter pour former un tout. Mais je crois que comme nous venons tous de différents endroits, c’est génial d’en apprendre plus sur plusieurs choses. Alors c’était cool, j’ai aimé ça. »

La croisée des chemins

En cours de route, le groupe aura perdu quelques participants, comme c’est le cas souvent avec Katimavik. Le fait est que le programme est rude, malgré qu’il dure seulement six mois, ce qui est différent des programmes antérieurs de neuf mois, et il n’est malheureusement pas adapté pour tout le monde.
Il y a aussi certaines règles essentielles qu’il faut respecter. Le fait de briser des règles à répétition ou d’enfreindre un règlement inviolable, selon la gravité de la situation, peut entrainer le renvoi d’un participant.
Ainsi, des onze participants ayant commencé l’aventure, le groupe terminera vraisemblablement avec huit membres.
Pour certains, comme Stephanie Ensz, de Taylor en Colombie-Britannique, il ne sera pas facile de dire au revoir.
« Ce n’est pas un programme facile, mais c’était amusant, avoue-t-elle. Cela te donne le droit de voyager d’un bout à l’autre du Canada et de rencontrer plusieurs nouvelles personnes. Je me suis fait de bons amis que je considère un peu comme une famille. En habitant avec ces gens durant six mois, on se rapproche beaucoup et ce ne sera pas facile de leur dire au revoir. »
Même s’il y aurait pu y avoir beaucoup à dire sur ce programme de six mois, ce qui retenait surtout l’attention des participants était la vie de groupe.
Et justement, y a-t-il eu des moments de tension durant ces six mois?
« Chaque famille a ses petits problèmes, croit Jacey Ormerod, mais nous avons toujours réussi à les surmonter. Je crois que c’est génial. »

Trouver sa voie

À ce stade-ci du programme, les participants sont confrontés au retour à la réalité et à ce qu’ils veulent faire plus tard. Après tout, le programme occupe six mois à temps plein durant une année et donc peut retarder l’entrée aux études supérieures pour ces jeunes âgés de 17 à 21 ans.
Alors que Stephanie Ensz et Jacey Ormerod étaient incertaines de ce qu’elles aimeraient faire une fois Katimavik terminé, un autre participant, Francis Côté-Fortin, sait exactement où il veut s’aligner.
C’est par le programme qu’il a su ce qui l’intéressait, particulièrement à Yellowknife, en travaillant comme bénévole pour la Maison bleue et surtout par son expérience à Radio Taïga.
La semaine dernière, avec l’absence de l’animateur de l’émission du matin, Maxence Jaillet, le bénévole s’est vu offrir la chance unique d’animer sa propre émission de radio.
Cette expérience lui a immédiatement mis la puce à l’oreille.
« Je pense que je me suis fait une idée sur le programme universitaire dans lequel je voudrais aller, croit Francis Côté-Fortin. Cela tournerait autour de la communication, des médias et des sciences politiques. Je pense que c’est quelque chose que le programme m’a apporté, j’ai pu me réorienter dans les choses qui m’intéressent vraiment. C’est vrai que je ne pensais pas avoir un si grand intérêt à animer la radio et en effet, ça m’a permis de gagner de l’expérience et de découvrir que j’aime ça parler et parler aux gens ainsi que les médias en tant que tel. »
Bagages en main, le 16 décembre, ce sera le grand départ et les grands adieux pour ces jeunes gens qui auront tout partagé l’espace de six mois. Mais dans ces valises qu’ils traîneront avec eux à l’aéroport de Yellowknife, ils ramèneront aussi un bagage d’expériences inoubliables.