Affaires municipales : La débâcle 2012 servira de modèle

19 avril 2012
0 Commentaire(s)

Le printemps s’installe doucement et les températures sont plus clémentes, de quoi faire oublier le long hiver. Cependant, ce sera aussi bientôt le temps de la débâcle sur la rivière au Foin et la ville s’y prépare activement.

La ville de Hay River peaufine les derniers détails de sa préparation pour la débâcle annuelle de la rivière. Bien qu’elle ne puisse prédire quelle forme celle-ci prendra, à savoir si elle inondera ou non les terrains, l’administration tente de mettre sur pied un guide de directives pour les prochaines années. Un plan d’intervention a été élaboré avec les conseils de consultants afin d’uniformiser les pratiques quant à la gestion de la débâcle.
« Nous voulons documenter notre approche quant à cette débâcle et celles des années ultérieures. Nous ajouterons à ce rapport des détails sur des mesures à plus long terme, aux coûts plus élevés. Par exemple, une digue temporaire pourrait être installée dans la vieille partie de la ville pour aider à réduire les risques d’inondation », explique Michael Richardson, haut fonctionnaire administratif de la municipalité.
Une première version de ce rapport a été présentée en janvier devant la mairie. Pour l’instant, ce rapport n’est pas encore terminé, mais le fonctionnaire soutient qu’un plan est en place. De plus, ce document permettra de déterminer, pour l’année 2013 et les suivantes, les sommes d’argent qui devront être allouées à la débâcle.

La prévention avant tout

Les conseillers municipaux ont voté, le vendredi 13 avril, un budget de 10 000 $ afin de diminuer la pression sur la rivière, d’est en ouest. Les travaux effectués et complétés en début de semaine sont en fait une première dans l’histoire de la ville qui n’a jamais tenté cette initiative auparavant.
« Nous avons fracturé la crête de pression le long des berges du lac. Comme cela, l’eau aura un accès rapide au lac quand elle descendra le chenal », explique le chef du département d’incendie, Ross Potter. La ville espère que ces mesures préventives, si elles ne peuvent éviter les inondations, permettront tout au moins de diminuer les dégâts sur certaines propriétés.
« 10 000 $ représente une somme d’argent considérable, mais si l’intervention peut réduire les inondations, je crois que cela en vaut la chandelle », répond M. Richardson.

Pour l’instant, la rivière est sous haute surveillance. Des caméras et des dispositifs ont été installés afin d’enregistrer le niveau d’eau et de glace du cours d’eau et d’en suivre la progression. Rien n’est encore certain, mais le département des incendies prévoit une débâcle vers la fin du mois d’avril ou au début du mois de mai. Les températures plus froides des derniers jours ont influé sur la fonte des glaces.
« C’est toujours un peu stressant quand on sent les événements arriver. Durant la période de préparation, ça va, mais lorsque la débâcle survient, cela est toujours un moment angoissant pour la collectivité », avoue M. Potter, qui est intervenu durant plusieurs débâcles, dont celle de 2008.
« Notre philosophie est de se préparer pour le pire et de cette façon, nous pouvons réagir correctement. Si la situation est moins mauvaise que prévue, c’est une bonne chose », ajoute Ross Potter.
Néanmoins, le rapport 2012 apportera un soutien pour les années à venir et pour les responsables qui seront chargés de la débâcle dans le futur.