Diavik : La compagnie minière utilisera l’énergie éolienne

10 novembre 2011
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Le projet de parc éolien vise à installer quatre turbines, dont trois sur la phase ouest de la mine Diavik et pourrait permettre d’alimenter 10 % de l’énergie de la compagnie. (Photo : Gracieuseté)

Le projet de parc éolien vise à installer quatre turbines, dont trois sur la phase ouest de la mine Diavik et pourrait permettre d’alimenter 10 % de l’énergie de la compagnie. (Photo : Gracieuseté)

Cela fait trois ans que des études importantes sont conduites près des chantiers de la mine de diamant Diavik pour vérifier la faisabilité de fonctionner sur de l’énergie éolienne.

Fonctionnant uniquement sur de l’énergie diesel, la compagnie Diavik cherchait des solutions pour être plus propre environnementalement.
Les résultats de l’étude de faisabilité d’une durée de trois ans sont concluants puisque l’énergie éolienne pourrait permettre de réduire d’environ quatre millions de litres de diesel par année, ce qui équivaut à environ 10 % de la consommation totale de la mine.
Le projet prévoit ainsi la construction en 2012 de quatre turbines d’une puissance de 2,3 mégawatts sur le site minier, pour une production totale allant jusqu’à 9,2 de potentiel.
« Les bénéfices de cette initiative sont nombreux et apporteront beaucoup pour les années à venir », croit Alasdair Martin, le vice-président de la mine.
Le projet sera aussi très rentable financièrement puisque les réductions de litres de pétrole permettront de faire des économies d’environ cinq à six millions de dollars par année.
C’était une initiative qui était très attendue chez Diavik pour permettre une diversité de l’apport d’énergie et ainsi réduire les risques associés avec l’utilisation du diesel. Les dirigeants de l’entreprise étaient donc très satisfaits que l’étude porte fruit.
« Nous sommes vraiment très heureux de ce projet et de l’annoncer à tous », déclare la conseillère principale en énergie de Diavik, Liezl van Wyk. « Nous sommes très confiants au sujet du dossier et nous sommes prêts à nous lancer. »

Une première dans les Territoires

Le parc éolien que va construire la mine apportera son lot de nouveautés.
Chaque turbine sera construite d’une tour de 64 mètres de haut, avec des lames d’une longueur de 35 mètres. Cela constitue le premier projet d’énergie éolienne à grande échelle dans les Territoires du Nord-Ouest. Il existe déjà quelques turbines dans le Nord, mais pas d’aussi grande envergure.
Ce sera aussi la première fois qu’une mine encore opérationnelle bénéficiera d’une aussi grande source d’énergie par le vent.
Et pourtant, malgré quatre turbines de près de 100 mètres de haut, Diavik a pu sauver de l’espace d’excavation.
« En réévaluant le projet, nous avons sauvé 100 mètres carrés d’espace que nous aurions pu construire. »

De l’emploi pour le Nord

La construction de ce parc éolien sera aussi très bénéfique pour le Nord, puisque Diavik compte puiser sur les ressources humaines des territoires pour construire ses turbines.
« Ce ne sera pas un contrat avec clés en main », explique Liezl van Wyk, « c’est-à-dire que nous n’allons pas donner toute la charge de travail à une seule entreprise pour la construction. Nous avons divisé les tâches à réaliser, puis nous avons observé ce que pouvait être fait par une compagnie du Nord et ce que nous pouvions développer en partenariat. »
Il aurait certainement été plus facile que la mine donne tout à une seule entreprise et ça aurait probablement pris moins de temps, mais Diavik préférait s’en tenir à permettre aux gens des Territoires du Nord-Ouest de s’impliquer.
« C’était beaucoup plus de travail », ajoute la conseillère principale. « La solution de tout donner à une seule entreprise aurait été beaucoup plus facile, mais aussi beaucoup plus coûteuse et n’aurait pas donné bien des chances à des nouvelles compagnies du domaine éolien de se développer. »
La solution de se tourner vers le Nord comporte donc des risques, mais le potentiel de pouvoir produire jusqu’à 17 gigawatts d’énergie renouvelable par année en vaut le coup.
Et cette initiative pourrait aussi permettre à d’autres compagnies d’emboîter le pas.
« Nous sommes optimistes que notre idée, notre expérience et nos connaissances acquises pourront se transmettre avec d’autres compagnies du nord », croit le vice-président Alastair Martin.
La construction des turbines devrait se faire au printemps 2012, avec l’arrivée durant l’hiver, par les routes de glace, des matériaux pour assembler les éoliennes. Diavik espère que son projet puisse être opérationnel d’ici l’hiver 2013.