Activités parascolaires à St. Joseph : La baguette et la fourchette

05 juin 2014
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Les élèves de l'école Saint-Joseph participant à l'atelier de chant d'Étienne Croteau prennent la pose, quelques minutes avant d'aller enregistrer leur version de O Canada au studio de Radio Taïga. (Étienne Croteau)

Les élèves de l'école Saint-Joseph participant à l'atelier de chant d'Étienne Croteau prennent la pose, quelques minutes avant d'aller enregistrer leur version de O Canada au studio de Radio Taïga. (Étienne Croteau)

Il faut donner le goût aux élèves d'apprendre le français
 

Durant 15 semaines, Étienne Croteau a été l'invité de l'école Saint-Joseph de Yellowknife, où il s'est aventuré dans le triple enseignement de la musique, de la cuisine et du français. L'organisme Canadian Parents for French a été le bailleur de fonds de ces activités.
« L'école Saint-Joseph voulait offrir des activités parascolaires en français qui soient ouvertes aux élèves en immersion et à ceux qui ont une appréhension plus limitée du français », explique le coordonnateur de projets culturels et jeunesse à l'AFCY, Étienne Croteau. La cuisine et la musique se sont rapidement imposées; Étienne possède une solide expérience dans ces deux domaines. Il a notamment étudié le chant durant six ans ainsi que le théâtre musical au Cégep Sainte-Thérèse (Québec).
Sept élèves de 4e et 5e années s'étaient inscrites en musique. En plus de les aider à développer leur vocabulaire dans ce créneau, Étienne les a initiées à ce qu'on pourrait appeler la physiologie du chant, son aspect physique : réchauffer sa voix, placer le son, comment faire travailler son larynx et ses poumons. « Nous nous sommes amusés à faire des concours de qui pouvait garder une note le plus longtemps, rigole Étienne Croteau. Mais par-delà la technique, à cet âge, ils ont une voix pure, aérienne et délicate. Ils font des hautes extraordinaires! »
Les sept chanteuses en herbe ont elles-mêmes choisi les deux chansons qu'elles ont apprises. Le Ô Canada — en français, of course — a été enregistré au studio de Radio Taïga et joue désormais tous les matins à l'école Saint-Joseph. Le groupe a également appris la chanson Husky, de Monde à part (Sylvain-Henri Simard), qui est en quelque sorte l'hymne de l'école Saint-Joseph, et a créé pour l'occasion une chorégraphie. Le tout fera l'objet d'une modeste captation vidéo (avec un téléphone), où Sylvain-Henri se joindra au groupe.


Français et béchamel
Côté cuisine, pas moins de 13 élèves — dont trois garçons — s'étaient inscrits à l'atelier, qui s'en tenait à la base, tant du côté des chaudrons que de celui de la langue. « Je donnais pas mal tout mon atelier dans les deux langues, explique Étienne Croteau, qui deviendra en juillet directeur général intérimaire de l'AFCY. Le niveau de français était très différent d'un élève à l'autre. Il fallait répéter souvent les mots, par exemple pour les aliments. Mais il y a une façon de le faire pour que ce soit plaisant et que ça donne le goût aux élèves d'apprendre le français. »
Les élèves ont tout d'abord appris les règles de l'hygiène et la préparation de l'espace de travail. Ensuite, tout en tenant compte des allergies et des interdictions alimentaires, les jeunes marmitons se sont initiés à la science du biscuit, à l'art de la trempette et à la philosophie du macaroni au fromage (avec la béchamel). Il n'y a pas eu de repas préparé pour les élèves, mais si on en croit la rumeur, la directrice générale adjointe, Geneviève Charron, et les enseignants étaient toujours prêts à se prêter au sacrifice de la dégustation...