Projet de pipeline Keystone XL : La Nation dénée se réjouit du report du projet

24 novembre 2011
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Le chef de la Nation dénée, Bill Erasmus, se dit content de la décision de retarder la mise en œuvre du pipeline Keystone XL.

Les rebondissements ne cessent d’affluer dans le dossier du pipeline Keystone. Après l’annonce du report du projet par l’administration Obama, le 10 novembre dernier, le chef déné, Bill Erasmus, a exprimé son contentement face au revirement de situation, plus tôt cette semaine. Néanmoins, la partie n’est pas gagnée puisque le gouverneur du Nebraska a souligné son appui à deux lois qui donneront à son état plus de pouvoir sur le tracé du pipeline. Le Nebraska pourra ainsi faire des études environnementales et des règles sur le passage des pipelines à l’intérieur de son territoire.

Les Nations autochtones touchées
Le débat entourant la mise en œuvre du pipeline de près de 3000 kilomètres, reliant le Nord de l’Alberta au Texas, soulève les passions au pays et surtout dans les populations autochtones. Leur mode de vie relié à la nature est déjà fortement touché par les rejets industriels. « La construction du pipeline est certes un enjeu économique, mais c’est avant tout une question du respect des droits de l’homme », lance Clayton Thomas-Muller, responsable de la campagne contre les sables bitumineux pour l’Indigenous Environmental Network.
Présent à Washington en septembre pour dénoncer les conséquences du projet Keystone XL, l’activiste est très préoccupé par les changements climatiques qui touchent les communautés autochtones, comme les Cris dont il fait partie. « Nous sommes les plus vulnérables en raison de notre culture et de nos pratiques. Nous contribuons le moins à ces problèmes environnementaux, mais c’est nous qui en payons le plus gros prix », ajoute-t-il.

Pour Bill Erasmus, le report du projet, du moins jusqu’aux élections présidentielles américaines de 2012, est une bonne nouvelle en soi. « La raison pour laquelle nous sommes contents c’est parce que les sables bitumineux ne s’étendront pas et n’auront pas de conséquences sur nos réserves d’eau », a-t-il affirmé en entrevue au Northern News Services.
La lutte reste toujours à suivre dans l’instauration du projet de pipeline Keystone XL. Déjà, le Premier ministre Stephen Harper s’est dit très déçu de l’arrêt des négociations.