Vente de l’édifice du bureau de poste : La FFT laissée en plan

12 mars 2009
0 Commentaire(s)

Le ministère des Travaux publics a accepté une offre inférieure à la somme proposée par la FFT.

L’édifice gouvernemental abritant le bureau de poste de Yellowknife vient d’être vendu. Avec cette transaction encore non officielle, ce sont tous les espoirs d’épanouissement du réseau associatif franco-ténois qui ralentissent. En effet, la Fédération franco-ténoise planchait depuis plusieurs mois sur l’acquisition de ce bâtiment pour y loger le tout nouveau Collège des TNO, les bureaux de la FFT et d’autres organismes du réseau associatif franco-ténois pour établir ce qui semblait être les bases d’un premier centre communautaire francophone aux TNO.

Selon Léo-Paul Provencher, le directeur général de la FFT, c’est un gestionnaire du ministère de Travaux publics qu’il lui a annoncé la nouvelle par téléphone le 9 mars. « Cette personne, mandatée par le ministre des Travaux publics, m’a appris qu’une lettre officielle viendrait confirmer la transaction de l’immeuble. Le ministère vient d’accepter une offre d’une tierce partie qui semble être inférieure à notre offre exprimée le 16 février dernier qui s’élevait à 1 200 050 dollars », a relaté Léo-Paul Provencher. Le fonctionnaire fédéral aurait également expliqué que l’offre acceptée offrait des conditions plus favorables pour la couronne, et que cette décision avait été une décision d’affaires et qu’aucune considération communautaire n’avait été prise en compte.

« Si c’est une farce, je ne pense pas vouloir la rire, de commenter M. Provencher. Le gouvernement fédéral est particulièrement au courant de nos besoins et de notre condition en tant que communauté minoritaire. Ils ont mené eux-mêmes des études qui démontrent l’ampleur de nos besoins. Nous avons sollicité cinq ministères différents pour nous soutenir dans cette démarche. Ils savaient très bien que cet édifice en plein centre ville répondait à nos attentes comme aucun autre local ne peut le faire à Yellowknife. »

Le directeur général de la FFT s’est aussi questionné sur le respect de l’obligation de résultat du gouvernement fédéral pour aider au développement de la communauté minoritaire de la langue officielle cernée plus clairement en 2005 par la partie VII de la Loi sur les Langues officielles du Canada.

Le principal ministère concerné, Travaux publics Canada, n’a pu répondre aux questions du journal, prétextant que la vente n’était pas close au moment de mettre sous presse. Le nom de l’acquéreur, le montant de la transaction et les activités prévues par le nouveau propriétaire seront dévoilés ultérieurement.