PROJET VERT L’AVENIR : Chronique d’écosurvie : LE SINGE ET LA GOUTTE D’EAU

30 avril 2009
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Depuis toujours l’être humain utilise la fable pour s’expliquer et/ou justifier l’inexplicable. Les temps modernes ne font pas exception. Par exemple, si je passe mon savoir à une personne qui le passe à une autre et ainsi de suite, « y paraîtrait » qu’à un moment donné ce savoir toucherait un nombre assez grand de personne, la masse critique et qu’il deviendrait un savoir universel, une espèce de mode. Un peu comme si à un certain point on atteingnait LA goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Dans les années cinquante, sur une île du Japon, des scientifiques ont observé des singes qui se sont mis à laver leur bouffe. L’expérimentation était un peu plus complexe, mais pour faire une histoire courte, certains singes se seraient mis à passer leur savoir. Jusque là nous sommes toujours dans l’expérience scientifique. Puis quelques personnes se seraient emparées de l’idée à base scientifique et auraient poussé « juste un peu » l’histoire s’en servant pour dire : « Voyez-vous, si nous véhiculons cette bonne idée juste assez loin, à un moment donné l’idée touchera d’elle-même tout le monde sur la planète ou presque ». Un peu comme ce « phénomène du centième singe » à partir duquel tous les singes sur l’île se seraient mis à laver leur bouffe rejoignant même les singes d’une autre île (selon la légende).

 

Que cette histoire soit vraie ou pas a peu d’importance. Je veux utiliser cet exemple pour dire que si un assez grand nombre de gens croient ou acceptent une idée donnée, presque peu importe son contenu, celle-ci devient patrimoine culturel. Un peu comme la mode vestimentaire proposée et acceptée chaque année au printemps. De même, peu de personnes se posent la question si c’est OK ou non d’envoyer son enfant à l’école chaque matin, c’est devenu un automatisme. Je pense qu’il est temps de rejoindre notre centième singe écologique. Non seulement devons nous, toi et moi, pas juste l’autre personne qui constitue le « nous » de ceux qui liront ce texte, passer à l’action, mais il nous faut aussi passer notre savoir. Soyez fier de vos petites actions écologiques au point d’encourager d’autres personnes à en faire autant. Célébré le fait que vous n’utilisez pas votre voiture pour rien, que vous ne laissez pas le moteur en marche pour rien ou que vous réfléchissez avant de consommer.

Ou bien la fable du centième singe n’est pas vraie ou bien nous n’avons pas encore atteint notre centième singe. D’une manière ou d’une autre le message est le même : n’attendons pas après les autres pour que ça change. Pour reprendre une autre fable « rien ne sert de courir, il faut partir à point » … dans notre cas faudra peut être courir un peu pour rattraper le temps perdu, mais plus tôt on part mieux ça sera.

 

Cette semaine je vous encourage à partager avec au moins une autre personne une petite action que vous faites pour rendre la vie un peu plus facile à notre bonne vieille terre.

Envoyez-moi vos suggestions sur www.ecosurvie.unblog.fr

 

Et comme l’a si bien dit Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons voir. »

 

La semaine prochaine : Deux types de personnes – ceux qui font leurs besoins dans leur eau potable et les autres.

 

Suggestion de lecture de la semaine :

Le livre Ecoholic d’Adria Vasil www.randomhouse.ca