Ouest-Territoires dans la Course des régions : L’imaginaire d’Alexandre

Alexandre Assabgui à l'INIS lors d'un atelier de direction d'acteurs. (Gracieuseté : Marie-Lou Béland)

Alexandre Assabgui à l'INIS lors d'un atelier de direction d'acteurs. (Gracieuseté : Marie-Lou Béland)

Pour cette première édition pancanadienne de la Course des régions, l’Ouest-Territoires est représenté par le Franco-Ténois Alexandre Assabgui.

Les échéances sont serrées, et la pression monte. Muni de son certificat en scénarisation de l’UQAM et de diverses expériences de réalisation des films dans ses temps libres, Alexandre Assabgui court pour de vrai. Son défi : réaliser un court-métrage en un mois, avec un budget de 2 000 $ dans le cadre de la Course des régions, présentée par Radio-Canada.

Le cinéaste tient à faire durer le suspense quant à la thématique de son court-métrage. Il fournit de l’information au compte-goutte. L’idée générale est de mettre en valeur les TNO et la région de Yellowknife : « Ce que je peux dire c’est qu’il va y avoir, peut-être des plantes, possiblement des nuages et... des roches. Les paysages ténois vont assurément être à l’honneur », dit-il sur un ton mi-amusé, mi-réservé.

Alexandre confie néanmoins avoir toujours été fasciné et inspiré par le monde des rêves et qu’il aimerait mettre cela de l’avant dans un film. Il y a une certaine absurdité et intensité dans le monde onirique qu’il aimerait représenter. La richesse de la culture autochtone constitue un autre aspect important et inspirant pour lui, aux Territoires du Nord-Ouest. Ce sont ses deux sources d’inspiration majeures à ce moment-ci.

L’humour est un élément qui anime aussi ce jeune cinéaste puisqu’« une de ses fonctions est de faire référence à quelque chose que tout le monde vit et que tout le monde connait, pour qu’ils se disent : “Ah, mais oui, moi aussi ça me fait ça!” », affirme-t-il. Il trouve que le traitement de sujets tabous, dont les gens n’osent pas parler haut et fort, mais auxquels ils peuvent s’identifier, crée une expérience particulière pour l’auditoire et aimerait la susciter.

Un mois de création
Pendant la réalisation de ce court-métrage, Alexandre a également 6 vlog (vidéo-blogue) à réaliser, dont un est déjà en ligne, sur le site de la Course des régions. Les sujets des vlogs sont annoncés aux participants à la dernière seconde. Suspense.

Mais l’étape la plus stressante pour lui, a été de trouver une idée solide, une histoire : « Ça vient une idée... tu peux choisir de te mettre dans des contextes de création », mais Alexandre ne se cache pas d’avoir vécu le syndrome de la page blanche alors que normalement, il a des idées plein la tête.

Le découpage technique, le « story-board », et la planification du tournage comportent des décisions plus aisées à prendre pour lui que celle de l’histoire même.

Les participants de la Course ont eu l’occasion de passer deux jours ensemble, lors de la conférence de presse à Sherbrooke et des ateliers préparatoires offerts à l’Institut national de l’Image et du son (INIS) à Montréal. Le Franco-Ténois affirme que l’ambiance n’était pas à la compétition : « Dans la course, on est encouragés à collaborer, donner le meilleur de nous-mêmes. Personne n’est là pour couler l’autre », à son avis. La Course est une occasion privilégiée de se faire connaitre pour les participants.

Alexandre courra jusqu’au 2 octobre, date limite pour remettre son film qui sera présenté au Théâtre Granada à Sherbrooke, le 27 octobre 2016.


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