Conférence : L'homme qui redéfinit le possible

14 février 2014
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Les conférences de Spencer West sont sollicitées par le monde de l'éducation, des affaires et les organismes humanitaires. (Source : Me to We)

Les conférences de Spencer West sont sollicitées par le monde de l'éducation, des affaires et les organismes humanitaires. (Source : Me to We)

Si une personne qui n'a pas de jambes peut marcher d'Edmonton à Calgary, rien n'est impossible.
 

Sa devise est redéfinir le possible et on peut croire qu'il la réalise puisqu'il a gravi le Kilimandjaro, le plus haut sommet d'Afrique... sur les mains et en fauteuil roulant. C'est Spencer West, qui fera deux conférences à Yellowknife les 17 et 18 février. Il nous visite à l'instigation du groupe Me to We.
Spencer West a perdu ses jambes à l'âge de cinq ans, mais a décidé que cela ne l'empêcherait pas d'avancer. L'an passé, il a marché sur les mains d'Edmonton à Calgary, et en 2012, il a gravi, en fauteuil roulant et sur les mains encore, le mont Kilimandjaro, en Tanzanie, la cime de l'Afrique. Le monsieur est également connu comme un orateur hors pair dont les discours sur la motivation et l'accomplissement de soi sont très sollicités, tant dans le milieu de l'éducation que celui des affaires. Il est fortement engagé dans les œuvres caritatives d'Enfants Entraide au Kenya. Spencer West sera au Northern Art and Cultural Centre le 17 février et le 18 à l'école William McDonald. Il reste encore des billets pour cette dernière conférence, qui intéresse particulièrement les enseignants, les athlètes participant aux Jeux d’hiver de l’Arctique et les personnes handicapées.

Des préparatifs
Pour Mélanie Parisella, Lauren Seabrook et Janine Cash, la venue de Spencer West est la réalisation d'un rêve datant de trois ans et l'aboutissement d'un long travail. « Il est tellement inspirant, s'exclame Janine Cash, élève en 10e à sir John Franklin. Son expérience me montre que même s'il y a des choses difficiles dans ma vie, elles ne vont pas me détruire. » Lauren Seabrook est en 8e à William McDonald. À son âge, on fantasme souvent de rencontrer des vedettes de la musique ou du cinéma, mais ça n'a jamais été son cas, même lorsqu'elle était plus jeune. « J'ai toujours voulu rencontrer des gens dont le but était d'aider les autres, dit-elle, pas de faire de l'argent. Plus jeune, c'était Martin Luther King, même si c'était impossible. Et là, c'est Spencer West. Si une personne qui n'a pas de jambes peut marcher d'Edmonton à Calgary, rien n'est impossible. Le rencontrer est comme un conte de fées! »
Un conte de fées peut-être, mais structuré par un travail de longue haleine. Avec l'enseignante Mélanie Parisella, de William McDonald, les deux jeunes filles ont dû réaliser un montage financier en sollicitant des compagnies des Territoires du Nord-Ouest, écrire des lettres de remerciement, s'occuper de la réservation des salles. De plus, Lauren avait gagné 10 000 $ grâce à la chanteuse Tenille et l'organisation Play it forward, avec l'obligation de redonner cet argent en moins de 24 heures à des organismes sans but lucratif de son choix. La moitié de cette somme est allée dans l'organisation de la venue de Spencer West, qui, avec l'organisme Me to We, qui le chapeaute, a d'ailleurs accepté de réduire ses exigences financières pour venir à Yellowknife.
Lauren, Janine et Mélanie représentent le groupe Me to We à Yellowknife; son objectif est de faire participer les jeunes à la construction de la collectivité et de leur enseigner qu'ils ont le pouvoir de changer les choses dans le monde. Entre autres activités, Lauren, Janine et Mélanie cuisinent pour les personnes âgées et mettent sur pied un groupe pour aider les jeunes souffrant du cancer. Elles travaillent actuellement à un projet lié à Haïti.