Tout ce qui monte redescend, tout ce qui naît meurt un jour. Ce sont des
lois de la nature et les mines n'y échappent pas. Que ce passera-t-il lors
de la fermeture de la mine Diavik ? Voilà, brièvement, les opérations qui
se dérouleront sur le site minier de DDMI vers l'an 2017, puisque la durée
de vie de la mine est estimée à 20 ans.
Le premier diamant, selon les plans initiaux, est attendu pour la seconde
moitié de 2003. Il est toutefois impossible de déterminer si cette
prédiction se réalisera en raison des délais dus à la signature de
l'Entente environnementale. Toutefois la mine prendra forme dès que les
ingénieurs auront en leur possession les permis nécessaires à la
construction du site.
Les opérations
Durant l'extraction de diamants, les employés doivent creuser dans le
granite afin d'atteindre la kimberlite : pierre dans laquelle sont
incrustés les diamants. Le granite extrait sert notamment à la construction
de routes, de digues et d'une piste d'atterrissage. La balance des roches
non utilisées s'amoncelle sur le site pour former deux collines sur l'île.
Celles-ci seront par la suite aplanies pour se fondre au paysage local
lorsque la mine cessera ses opérations. La kimberlite sera elle aussi
traitée et entreposée sur l'île. Le lieu ou cette pierre sera stockée sera
recouvert de roches.
Chaque projet minier est unique et procède à sa manière afin d'extraire les
précieux joyaux du sol. La mine Diavik opère avec un système de digues
réparties autour de quatre pipes kimberlitiques (cheminées diamantifères
qui sont creusées en profondeur afin d'atteindre la kimberlite et ce
qu'elle renferme). Ces pipes, qui prennent la forme de cônes dont la pointe
s'enfonce dans les entrailles de la terre, sont construites sur une île du
lac de Gras. Les digues sont formées de granite et recouvertes d'une couche
de ciment imperméabilisé afin de prévenir les infiltrations d'eau dans les
pipes. Lorsque la mine cessera d'opérer, les digues seront partiellement
démolies pour laisser l'eau reprendre possession de l'espace et cela va
créer de nouveaux habitats pour les poissons.
Dernière étape, les installations (camps) disparaîtront du paysage de même
que les routes sur le site qui seront grattées à l'aide de machinerie
lourde : l'objectif étant de ramener l'habitat à son état original autant
que possible. Pour le moment, seul le sort de la piste d'atterrissage reste
à déterminer. Pour assurer la supervision de la fermeture et du nettoyage
du site, un comité de surveillance veillera au bon fonctionnement des
opérations.