Diavik : L'histoire d'une mine

31 mars 2000
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Tout ce qui monte redescend, tout ce qui naît meurt un jour. Ce sont des lois de la nature et les mines n'y échappent pas. Que ce passera-t-il lors de la fermeture de la mine Diavik ? Voilà, brièvement, les opérations qui se dérouleront sur le site minier de DDMI vers l'an 2017, puisque la durée de vie de la mine est estimée à 20 ans.

Le premier diamant, selon les plans initiaux, est attendu pour la seconde moitié de 2003. Il est toutefois impossible de déterminer si cette prédiction se réalisera en raison des délais dus à la signature de l'Entente environnementale. Toutefois la mine prendra forme dès que les ingénieurs auront en leur possession les permis nécessaires à la construction du site.

Les opérations

Durant l'extraction de diamants, les employés doivent creuser dans le granite afin d'atteindre la kimberlite : pierre dans laquelle sont incrustés les diamants. Le granite extrait sert notamment à la construction de routes, de digues et d'une piste d'atterrissage. La balance des roches non utilisées s'amoncelle sur le site pour former deux collines sur l'île. Celles-ci seront par la suite aplanies pour se fondre au paysage local lorsque la mine cessera ses opérations. La kimberlite sera elle aussi traitée et entreposée sur l'île. Le lieu ou cette pierre sera stockée sera recouvert de roches.

Chaque projet minier est unique et procède à sa manière afin d'extraire les précieux joyaux du sol. La mine Diavik opère avec un système de digues réparties autour de quatre pipes kimberlitiques (cheminées diamantifères qui sont creusées en profondeur afin d'atteindre la kimberlite et ce qu'elle renferme). Ces pipes, qui prennent la forme de cônes dont la pointe s'enfonce dans les entrailles de la terre, sont construites sur une île du lac de Gras. Les digues sont formées de granite et recouvertes d'une couche de ciment imperméabilisé afin de prévenir les infiltrations d'eau dans les pipes. Lorsque la mine cessera d'opérer, les digues seront partiellement démolies pour laisser l'eau reprendre possession de l'espace et cela va créer de nouveaux habitats pour les poissons.

Dernière étape, les installations (camps) disparaîtront du paysage de même que les routes sur le site qui seront grattées à l'aide de machinerie lourde : l'objectif étant de ramener l'habitat à son état original autant que possible. Pour le moment, seul le sort de la piste d'atterrissage reste à déterminer. Pour assurer la supervision de la fermeture et du nettoyage du site, un comité de surveillance veillera au bon fonctionnement des opérations.