Intimidation : L’histoire d’Émilien, une histoire à connaître

25 avril 2013
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Les élèves du secondaire de l’école francophone Allain St-Cyr de Yellowknife, en compagnie de leurs enseignants et de personnes importantes qui ont participé à la vidéo Émilien : De l’intimidation à l’espoir, ainsi qu’à son lancement.

Les élèves du secondaire de l’école francophone Allain St-Cyr de Yellowknife, en compagnie de leurs enseignants et de personnes importantes qui ont participé à la vidéo Émilien : De l’intimidation à l’espoir, ainsi qu’à son lancement.

Jeunesse TNO a présenté Émilien : De l’intimidation à l’espoir, un documentaire visant à sensibiliser les jeunes de tous âges au fléau de l’intimidation.

Un jour, à la fin des classes, Émilien Desjardins était près de son casier et s’apprêtait à rentrer à la maison quand des élèves ont commencé à le taquiner et à vouloir lui poser une casquette sur la tête. Puisque l’adolescent connaissait leurs intentions de le « niaiser », il a lancé la casquette plus loin à chacune des quatre reprises, puis un des agresseurs lui a foncé dessus et s’est mis à le frapper à l’aide d’un de ses complices. Émilien, n’étant pas en mesure de répliquer à ces coups dirigés vers sa personne, a encaissé le tout. Au bout d’un moment, il a réussi à se défendre et ses agresseurs l’ont laissé tranquille. À la suite de cet événement, il a eu le nez endommagé et a subi une légère commotion cérébrale. Aussi, il a déposé une plainte à la police, qui a procédé à l’arrestation des individus concernés.
Désormais, l’adolescent de 14 ans originaire de Mont Laurier, Qc, dit avoir le respect de ses compagnons de classe.

Accompagné de sa sœur Marie-Stéfy, 16 ans, Émilien était en visite aux Territoires du Nord-Ouest pour le visionnement et le lancement officiel de la vidéo qui raconte son histoire et celle de sa famille. Amber O’Reilly, coordonnatrice adjointe chez Jeunesse TNO, a cru que la présence de la famille Desjardins a ajouté de la réalité au projet du documentaire. Pour Étienne Croteau, « l’intention première était de sensibiliser les jeunes au ravage que l’intimidation peut faire ».
La vidéo a été réalisée par France Benoît et Davis Heslep de Western Artic Moving Pictures. Le lancement a été fait dans le cadre de la Semaine nationale de la sensibilisation aux victimes d’actes criminels.

Au cours du volet éducatif, la gendarme Lauriane Turgeon a expliqué le processus judiciaire qui pourrait être lié à une plainte formelle d’une agression physique découlant de l’intimidation.
Pour la Gendarmerie royale du Canada, l’intimidation est un défi dans les écoles : « La GRC a une priorité nationale sur les jeunes afin de les aider. » De fait, plusieurs agents, comme Madame Turgeon, se rendent dans les établissements scolaires pour faire de la sensibilisation sur l’intimidation et la cyberintimidation. Il y a également un volet « police communautaire » pour les renseigner sur le système judiciaire et sur ce que la police peut faire pour eux.

Les enfants de la famille Desjardins ont aimé la vidéo. L’adolescente a surtout apprécié que tous les sujets aient été abordés et le degré « d’intensité » du film. Quant à lui, Émilien a souligné le fait qu’il y avait dans le documentaire un discours pour l’agresseur, mais aussi pour la victime, et qu’on y mentionnait l’importance du rôle du témoin. Aussi, cela lui a plu que les quinze minutes ne soient pas axées que sur lui.

Le projet a été une collaboration entre Jeunesse TNO, la Gendarmerie royale du Canada, l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta, l’Association québécoise des psychologues scolaires, le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation et le Conseil sur la condition de la femme des TNO.