Garderie Plein Soleil : L'attente et l'article 23

30 octobre 2014
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La gestion des places à la garderie
 

Les listes d'attente à la garderie Plein Soleil de Yellowknife, créées en fonction de l'article 23, créent un certain remous.
Jean-Michel Besquet, se plaint que son enfant ait été placé une liste d'attente de non-ayant droit, même si celui-ci est inscrit à la garderie depuis avant même sa naissance et qu'il l'a fréquentée à temps partiel. Il considère la situation comme étant « malsaine et saugrenue », d'autant plus qu'il ignore où son enfant se classe dans la liste et qu'il y a plusieurs listes.
« Je suis un citoyen canadien, mais je ne suis pas considéré comme un ayant droit parce que je n'ai pas étudié dans des institutions au Canada, explique Jean-Michel Besquet. Je respecte l'article 23, mais ça établit des priorités, des castes. Et ça prête à interprétation. » M. Besquet ajoute que l'article 23 est une ouverture aux excès.

Précisions
La garderie Plein Soleil a deux listes d'attente, une pour les ayant droit et l'autre pour les autres demandeurs. Il y a des catégories d'âge dans cette liste. Lorsqu'une place est disponible, on regarde d'abord dans la catégorie pertinente de la première liste avant d'offrir la place à quelqu'un de la seconde.
Les garderies ne sont pas assujetties aux mêmes lois que les commissions scolaires d'une langue minoritaire concernant l'admission. Si on a privilégié les ayants droit, explique la présidente de Plein Soleil, Geneviève Charron, c'est en raison du nombre de places limitées et du fait que Plein Soleil est la seule garderie francophone aux Territoires du Nord-Ouest, exception faite des garderies familiales.
Mais Jean-Michel Besquet est bien un ayant droit, puisqu'il répond à deux des conditions de l'article 23 : être un citoyen canadien « dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité francophone ou anglophone de la province où il réside ». Dans cette catégorie, celle énoncée à l’alinéa 23.1a, il n'est nul besoin d'avoir étudié au Canada dans la langue de la minorité. Il est question de l'éducation aux paragraphes 23.1b et 23.2
La garderie Plein soleil a initialement mal classé Jean-Michel Besquet, mais Geneviève Charron et la directrice générale Stéphanie Roy assurent que tout est rentré dans l'ordre et qu'il n'a pas perdu sa priorité. « Il est le prochain sur la liste, à la rentrée 2015 », de dire cette dernière. Quant aux reproches de Jean-Michel Besquet concernant le « flou » des listes, la présidente de la garderie considère qu'il n'a qu'à demander des précisions. L'homme aurait par ailleurs demandé à la directrice de poser des gestes et de donner des informations, choses qui ne correspondaient pas à la description de tâches de cette dernière. »
 


Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 31 octobre 2014, 14 h 52
Lettre Ouverte suite à votre article Garderie Plein Soleil l'attente et l'arcticle 23 Je découvre avec stupeur un article sur moi et la Garderie Plein Soleil dans votre journal du 31 octobre L'Aquilon. Vous faites état d'un conflit qui n'existe pas et d'une situation communautaire qui, à preuve du contraire et à ce que j'en sache, n'en est pas une. Vous relatez en effet une discussion téléphonique que vous avez sollicitée et au cours de laquelle j'avais bien précisé ne pas vouloir être nommé et encore moins faire ni vagues ni remous politiques pour une situation que je ne sache pour l'instant n'être qu'entre la garderie et moi, qui n'est pas conflictuelle et qui, dans la mesure où elle n'affecte personne d'autre, ne mérite aucune couverture médiatique. Ce n'est même pas un fait divers. Je n'ai que des louanges à faire à la garderie, son personnel et ses responsables, lesquels font admirablement un travail difficile et parfois pénible qui demande énormément de responsabilité et de souplesse ce dont ils s'acquittent avec talent. Je suis pleinement conscient des difficultés de gestion de la garderie et je respecte les règlements avec lesquels ils doivent jongler tout en donnant aux enfants soins, direction et amour. Ils ont même su accommoder mon désir d'accompagner mon enfant pour faciliter la transition depuis la maison, ce dont je leur suis particulièrement reconnaissant étant donné les difficultés potentielles que cela pourrait causer. Les questions de l'article 23 ont depuis été réglées en ce qui me concerne et ma seule amertume vient du fait que l'on ne m'ait annoncé que quinze jours avant que ma fille ne doive commencer à plein temps qu'il me faudrait me débrouiller pour encore un an, alors que nous étions inscrit plus de deux ans auparavant. Il est vrai qu'à ce jour je cherche toujours et en vain une solution acceptable pour mon enfant. Je suis aussi déçu que la garderie n'ai pas fait suite à ma requête de rassembler les parents sur la liste d'attente pour que nous trouvions ensemble une solution même intérimaire pour donner à nos enfant un encadrement francophone - mais ils ont leurs raisons j'en suis sûr et je leur fais confiance et les respecte. En revanche, je suis leurs conseils et serai présent à l'AGA du 10 novembre. Je ne voudrais surtout pas que cette liberté que vous semblez prendre ne divise là où vous devriez comprendre, expliquer, communiquer et rassembler. S'il y a un problème avec l'application de l'article 23, il demande beaucoup plus de sérieux et d'attention que ce que vous venez de publier. Je tiens aussi à présenter publiquement aux membres de la garderie mes excuses là où mon caractère franc mais volubile ait pu leur faire défaut. Jean-Michel Besquet