Foires d'apprentissage : L'art oratoire persiste

24 avril 2014
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De gauche à droite : Elisabeth Thomas, Matthew Wiebe, Joshua Donison, Brahm Dies, Safiya Hashi, Brody Lloy, Sonali Sivakumar (Denis Lord).

De gauche à droite : Elisabeth Thomas, Matthew Wiebe, Joshua Donison, Brahm Dies, Safiya Hashi, Brody Lloy, Sonali Sivakumar (Denis Lord).

Cent soixante élèves de William MacDonald présentent des projets portant sur la science et le patrimoine.
 

De l'électricité des patates à l'équipe canadienne olympique de surf des neiges, en passant par l'aviation et les orphelinats, l'école William Macdonald fait la part belle au savoir, le vendredi 25 avril, à l'occasion de sa Foire de l'apprentissage.
« Cent soixante élèves présenteront 244 projets en science et en patrimoine, observe l'enseignante Monique Marinier. Ensuite, 30 représentants de William Macdonald seront choisis pour la Foire régionale, qui aura lieu à N'dilo, le 2 mai, et on retrouvera 75 projets venant des écoles de Yellowknife. » Et enfin, sélection ultime, il ne restera plus, pour la Foire Territoriale (du 8 au 11 mai), qu'une trentaine de participants.
Dans les derniers kilomètres précédant l'événement, les élèves, de la 6e à la 8e année, peaufinent leur maquette — dont la qualité sera notée par les juges —, répètent leur texte. Nerveux? « Oui, convient Safiya Hashi, même s'il y a déjà plusieurs années qu'elle présente des projets lors des foires. Cette année, elle parlera du Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles, dont elle a fait une maquette particulièrement réussie. Safiya arrive tout de même à dormir mais vainc sa peur et sa nervosité en répétant. »
Brahm Dies, lui, en est à sa quatrième présentation. « La première fois, rappelle-t-il, je bafouillais. Ensuite, ça a été de mieux en mieux. La Foire m'apprend à être courageux, à maîtriser ma nervosité. » Nicolas Bennet a également appris, au fil de ses participations, à dompter un tant soit peu sa nervosité. « Je suis de plus en plus fluide, constate-t-il, mais chaque année, je choisis des projets qui demandent davantage d'efforts. » Sonali Sivakumar, quant à elle, dit que parler devant des gens ne la rend pas nerveuse. Par contre, concède-t-elle, le fait d'être jugée sur ses mots rajoute du piment.

Le règne de la diversité
Par-delà la science, les élèves avaient comme obligation de choisir des événements ou des personnages liés à l'histoire du Canada. Dans l'échantillon d'élèves rencontrés, à tout le moins, l'unifolié n'a pas imposé l'uniformité. Travaillant en tandem, Matthew Wiebe et Joshua Donison ont choisi de comparer les pouvoirs électriques respectifs de la patate et du citron et dans, une autre présentation, de l'histoire de l'aviation au Canada. Le père de Matthew est aviateur et l'on constate que la famille est une source d'inspiration pour plusieurs. Brody Lloy parlera de son grand-père, qui a construit des avions durant la Seconde Guerre mondiale. Quant à Brahm, il s'est intéressé au passage de son arrière arrière-grand-mère dans les maisons Barnardo, une sorte de pensionnat britannique pour enfants pauvres. « Les enfants y étaient traités comme des servants, s'exclame Brahm. C'était déprimant et terrible. Plus de 300 000 d'entre eux ont immigré au Canada. »
Plongeant encore plus loin dans le passé, Elisabeth Thomas retracera lors de sa présentation l'histoire de la Halifax Gazette, le plus vieux journal du Canada, fondé en
1752. « J'ai choisi ce sujet car j'adore lire et écrire, révèle-t-elle. Je parlerai des imprimeurs et des journalistes du Halifax Gazette. » Nicolas Bennette parlera de la semaine qu'il a passé au camp Akaitcho, alors qu'avec des Aînés, il a pratiqué un grand nombre d'activités traditionnelles comme la trappe.