Environnement : L'art du compostage

20 juin 2012
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Les jeunes jardiniers ont pu participer à l’atelier en amassant des vers pour le compost. (Photo : Virginie Bouchard)

Les jeunes jardiniers ont pu participer à l’atelier en amassant des vers pour le compost. (Photo : Virginie Bouchard)

Rien de plus facile que de composter, penseront certains. Loin de là! Quelques règles doivent être respectées pour un compost en santé.

Afin de mieux comprendre et apprendre à produire son propre compost, Kim Rapati a donné un atelier sur le sujet, au jardin communautaire de Hay River, le samedi 16 juin. Une dizaine de jardiniers en herbe sont venus entendre les conseils de l’employée d’Ecology North. Mme Rapati, qui participe au projet de compostage de Yellowknife, a partagé sa passion du jardinage.
Lorsqu’on pense « compost », c'est souvent une récolte de déchets ménagers, de filtres à café et de pelures de bananes et d’oranges qui nous vient à l'esprit. Cependant, cette récolte n’est que le point de départ d’une science plus élaborée.
« Une partie importante du compostage est que les matières qui le composent doivent être exposés à la chaleur afin de se décomposer. Vous pouvez donc débuter avec des contenants de plastique noir et les exposer au soleil dans votre cour », explique Kim Rapati.

Votre nouvel ami, le compost
Rapidement, votre compost deviendra presque un animal de compagnie. En effet, le processus requiert beaucoup de soins et d’attention. Par exemple, afin d’accélérer la décomposition des aliments, il est préférable d’y introduire des vers de terre.
« J’ai appris que les vers peuvent digérer presque n’importe quoi », affirme Jessie, jeune pouce vert.
Aussi, il faut s’assurer de ne pas ajouter trop d’aliments acides comme des pelures d’oignons ou d’agrumes au compost. Les feuilles mortes, les coquilles d’œufs et le papier journal aident à la décomposition et à la digestion des vers et sont donc indispensables.
« Je ne savais pas qu’on devait ajouter des éléments “bruns” comme les feuilles et le papier. J’ai un composteur à la maison, mais je ne m’y prenais pas très bien pour le faire fonctionner », avoue Jackie Karp, membre du comité administratif du jardin communautaire de Hay River.
Comme l’explique Mme Rapati, il est possible que le processus de compostage ne s’active pas : « Il arrive parfois que le compost reste là à ne rien faire. Dans ce cas, on peut ajouter des restes de plantes ou de la terre pour lui donner un coup de pouce, car ces matières contiennent des bactéries et des champignons qui vont aider à la décomposition ».
Les fortes odeurs sont également un signe que le compost n’est pas en santé. L’azote dégagé par les restants de fruits et de légumes en est responsable. Pour absorber le gaz, il suffit d’ajouter du papier au mélange.
Il existe sur le marché des ensembles qui permettent de tester le pH, le potassium et les divers minéraux d’un compost équilibré.

Après environ deux saisons estivales, votre compost sera prêt à utiliser. C’est actuellement le cas au centre de compostage de Yellowknife. Ecology North vendra cet été sa première récolte de compost.
« C’est un énorme succès et nous sommes très excités de pouvoir le vendre à la population », souligne Kim Rapati.
Elle assure que ce type d’initiative est totalement envisageable pour la ville de Hay River en raison des quelques restaurants et du jardin communautaire. Un tel projet a déjà été présenté au conseil de ville.