Muséologie : L'art de l'archivage

03 avril 2014
0 Commentaire(s)
L'archiviste territorial Ian Moir veille à la numérisation des documents écrits, visuels et audio de Prince-de-Galles. L'œuvre photographique de René Fumoleau est presque entièrement numérisée.

L'archiviste territorial Ian Moir veille à la numérisation des documents écrits, visuels et audio de Prince-de-Galles. L'œuvre photographique de René Fumoleau est presque entièrement numérisée.


La section archivistique du Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles (CPSPDG) se subdivise en deux parties : celle des artéfacts et celle des documents où, en plus des livres, de l'audio et des films, on gère quelque 300 000 archives photographiques.

C'est à Prince-de-Galles qu'on retrouve, entre autres, les 15 000 archives photographiques de René Fumoleau, dont 10 000 diapositives couleur et 4000 négatifs, ainsi que le fonds photographique Henry Buss. Cet Allemand d'origine est arrivé à Yellowknife en 1947 et est devenu le premier photographe commercial des TNO. Il remporta de nombreux prix et ses photographies d'aurores boréales furent publiées dans National Geographic. Les plus vieux documents photographiques du CPSPDG sont des négatifs sur verre datant du début du XXe siècle.

Qu'on parle de son, d'image ou de document écrit, l'ère est évidemment à la numérisation. Prince-de-Galles possède des pièces vouées à l'entreposage où l'humidité est contrôlée. Pour une préservation optimale des couleurs, les diapositives de René Fumoleau sont conservées dans un congélateur. Mais les supports se dégradent et, de même, les sons ou l'image qu’ils contiennent. « Notre politique, explique Ian Moir, est de garder les vieux documents aussi longtemps que possible, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les lire ou les faire jouer. Ce sont parfois des originaux, ils sont une valeur symbolique. » Pour la numérisation, le CPSPDG possède une panoplie impressionnante des diverses technologies qui se sont succédé au fil des dernières décennies : tourne-disques, vidéo VHS ou Betamax, etc. La technologie de transfert de film étant trop coûteuse et complexe à opérer, la numérisation est faite hors du territoire, souvent dans des institutions muséales de Vancouver ou d'Edmonton.

Parallèlement, les archivistes de Prince-de-Galles soutiennent la création et la conservation d'archives régionales dans les institutions muséales ou les sociétés d'histoire. « Ça leur appartient et ça doit demeurer chez eux, de dire Ian Moir. Nous les aidons à décider ce qu'ils doivent garder, à organiser leurs archives, etc. À Deline par exemple, pour le Language Project, il y a deux ou trois ans, nous sommes allés enseigner comment manipuler des enregistrements sonores et obtenir une qualité de son optimale. »