Projet d'exploration Debogorski : L'Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie autorise le projet

19 janvier 2012
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Passé du statut de roi des routes de glace à vedette de téléréalité, Alex Debogorski se lance maintenant dans l’exploration minière.

Difficile de freiner les élans d’Alex Debogorski. Camionneur sur les routes de glace, propriétaire d’une entreprise de dynamitage, étoile montante du petit écran, rien n’arrête ce résident de Yellowknife. Il s’attaque maintenant à l’exploration minière, dans la région de Drybones Bay, au sud-est de la capitale. L’Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (OEREVM) vient d’ailleurs de donner son aval au projet, au grand désarroi de la Nation dénée.
« La commission a étudié le projet en raison de la petite zone et du nombre de trous déjà creusés. Cela n’aura pas d’impact significatif sur l’environnement et c’est pourquoi elle a décidé que le projet pouvait aller de l’avant », confirme Vern Christensen, directeur général de l’OEREVM. La commission a entendu le public, à la demande de la Nation dénée de Yellowknife qui revendiquait la Drybones Bay comme territoire culturel : « Drybones Bay est un site culturel et un héritage important pour nous communauté. Cette région a servi pendant des années de site archéologique et de lieux d’enterrements. C’est également un territoire de chasse et de trappe. »
« C’est un des derniers endroits qui nous tient vraiment à cœur », affirmait Ed Sangris, chef de la Nation dénée à Dettah, en mars dernier à CBC. Néanmoins, après avoir entendu les diverses parties, le comité de révision du projet a conclu que l’endroit où l’exploration diamantaire sera menée est assez éloigné du site archéologique. De plus, des membres de la Nation dénée participeront à la supervision des travaux. Enfin, l’OEREVM en est également venu à la conclusion que le projet aura peu de répercussions sur l’environnement puisqu’il sera sur un terrain qui a déjà connu des perturbations.
« Ce n’est pas dans la Drybones Bay, mais dans les environs. C’est une très petite zone, entre deux blocs. La région a déjà été touchée par une exploration précédente », assure M. Christensen.
Le promoteur, Alex Debogorski prévoit creuser dix trous, au large du Grand lac des Esclaves, sur une durée de cinq ans. Il s’est d’ailleurs dit surpris que le comité de révision accepte son projet, après avoir connu une forte opposition de la part des Dénés. « C’est pratiquement un oui, je peux aller et creuser là-bas, mais il reste encore quelques détails à régler », a avoué M. Debogorski, en entrevue au Yellowknifer. L’instigateur du projet pense pouvoir commencer les travaux d’exploration d’ici l’été 2012.