Santé : Journée de prévention du SIDA

08 décembre 2011
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Le coordonnateur du Réseau TNO Santé en français, Jean-de-Dieu Tsuyishime, a expliqué à plusieurs jeunes qui sont venus le voir à son kiosque dans les galeries de Yellowknife le 1er décembre, l’importance de bien se protéger du SIDA. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Le coordonnateur du Réseau TNO Santé en français, Jean-de-Dieu Tsuyishime, a expliqué à plusieurs jeunes qui sont venus le voir à son kiosque dans les galeries de Yellowknife le 1er décembre, l’importance de bien se protéger du SIDA. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

L’organisme Réseau TNO Santé en français tenait un kiosque aux galeries de Yellowknife, jeudi dernier, pour faire la prévention du SIDA.

Le 1er décembre était la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA, ou syndrome d’immunodéficience acquise.
Ce syndrome est causé par un virus, le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, qui lorsque transmis, se propage dans le corps et affaiblit le système immunitaire.
Une fois atteint du SIDA, le corps humain est ainsi beaucoup plus vulnérable aux maladies communes.
« Le SIDA en tant que tel n’est pas une maladie, explique le coordonnateur du Réseau TNO Santé en français, Jean-de-Dieu Tsuyishime, mais c’est plutôt l’ensemble des maladies qui vont apparaître et qui vont affaiblir le corps et les moyens de défense du corps. On ne meurt pas du SIDA, mais on meurt des complications des maladies. Le SIDA est allé chercher dans le corps tous les petits soldats qui aident à combattre les maladies. »
La lutte contre le SIDA a commencé en 1988 lorsque les ministres de la santé du monde se sont réunis pour mettre fin au fléau.
Ce combat est justifié puisqu’actuellement, il y a environ 34 millions de personnes dans le monde qui vivent avec le virus du VIH.
En 2010, presque deux millions de personnes sont décédées des complications du SIDA.

Prévention

Depuis cette rencontre en 1988, les recherches ont démontré que le meilleur moyen de prévenir la contraction du virus était de se protéger lors des relations sexuelles, qui s’avèrent la voie de transmission la plus courante.
« La prévention est la seule solution, assure Jean-de-Dieu Tsuyishime. Si on est sexuellement actif et que l’on a plusieurs partenaires, il faut toujours utiliser un préservatif lors de ses rapports sexuels. »
Aux Territoires du Nord-Ouest, cet aspect est d’autant plus un enjeu qu’ailleurs au Canada en raison de l’augmentation du taux de personnes atteintes de maladies transmissibles sexuellement.
« Ce qui est alarmant, croit le coordonnateur, c’est que l’on constate, par rapport aux autres provinces et territoires, qu’il y a une augmentation des cas de maladies transmises sexuellement. Il a été prouvé qu’il y a une corrélation entre le SIDA et les maladies transmises sexuellement. On peut se dire que lorsque ce sera ici aux TNO, ce sera très difficile à arrêter. »
Le virus est tout aussi dangereux pour quiconque se pique avec une aiguille. Il n’y a pas seulement les personnes qui prennent de la drogue ou qui se font tatouer : l’acuponcture et l’électrolyse comportent aussi des risques de contracter le VIH si les aiguilles utilisées ne sont pas stérilisées.
Le mieux est donc de faire affaire avec des professionnels qui s’assurent que leur matériel est décontaminé et sécuritaire.


Traitements

« Les gens ont tendance à minimiser le SIDA en croyant que puisqu’il y a un traitement, c’est une maladie qui est guérissable, alors que ce n’est pas le cas, insiste Jean-de-Dieu Tsuyishime. Le traitement ne fait qu’arrêter la progression du virus dans l’organisme. »
Avec les années, les chercheurs ont trouvé une façon d’arrêter le virus dans le corps, mais cela ne veut pas dire que la maladie est aussitôt guérie.
Le traitement éradique bel et bien le virus dans le corps, mais puisque le virus met du temps à se manifester concrètement, il a fait une certaine quantité de dégâts dans l’organisme et a affaibli considérablement le système immunitaire.
Le corps est ainsi encore faible et vulnérable même si le VIH n’est plus présent, ce pourquoi il est plus important de prévenir plutôt que de guérir.
En ce qui a trait au kiosque, le Réseau TNO Santé en français a surtout attiré des jeunes, le 1er décembre.
« J’ai eu beaucoup de monde, fait savoir le coordonnateur francophone. C’était surtout des jeunes qui sont venus en groupe. Ils étaient plus attirés par les modes de protection. On a pu discuter plus facilement de prévention ou sur les manières de se protéger. Quand ils étaient en groupe, ça permettait de les aborder beaucoup plus facilement. »