Éditorial : J’haïs les élections

13 août 2015
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Municipale, territoriale, fédérale... il semble que toutes les années, on se retrouve en élection. C’était pire il y a quelques années alors qu’il y avait un gouvernement minoritaire et qu’on a eu une élection fédérale en prime.
Ce que je déteste de ces élections, surtout au fédéral, c’est le comportement déplaisant des leaders et de leurs équipes promotionnelles, peu importe leur appartenance.
Ça fait déjà plusieurs mois que les publicités conservatrices négatives apparaissent à la télé, et ça ne va pas ralentir alors que la vraie campagne électorale vient de débuter.
Les campagnes de salissage ne sont pas nouvelles. Où en serait le Parti conservateur sans le scandale des commandites des libéraux du début des années 2000?
Malgré tout, je reste à l’affut des nouvelles durant la période électorale. Même si je suis un peu cynique, je me fais un devoir de suivre les péripéties des partis et, comme aujourd’hui, de me permettre de les commenter.
Cette semaine, ce sont les propos déplaisants de M. Mulcair qui m’ont irrité au plus haut point. Alors que débute le procès du sénateur Duffy et du témoignage de l’ex-chef de Cabinet du premier ministre, la campagne électorale de Stephen Harper l’amène dans le Nord. Pour nous, c’est une visite annuelle normale de M. Harper, ça fait partie des événements usuels du mois d’août. Mais voilà que monsieur Mulcair décide qu’il s’agit d’une façon d’éviter d’être à Ottawa lors du procès. Au minimum, il s’agit d’un raisonnement douteux, car on est au 21e siècle et être à Iqaluit ou à Yellowknife ne fait aucune différence pour les médias qui ont accès au premier ministre sortant même s’il n’est pas à Ottawa ou dans une grande capitale provinciale.
Mais ce qui m’a encore plus ennuyé dans les propos de M. Mulcair, c’est quand il accuse Harper « d'aller se cacher au pôle Nord ». M. Mulcair, j’aimerais faire remarquer qu’Iqaluit et Yellowknife sont plus proche d’Ottawa que du pôle Nord. On est éloignés, mais on ne se trouve pas au bout du monde. Je suis certain qu’on a été chanceux qu’il n’ait pas ajouté l’image de se « cacher dans un igloo d’esquimau », tant qu’à y être.
Je ne suis pas le seul à trouver ces propos dégradants et insultants.
J’ignore quelle sera la réaction des candidats néo-démocrates du Nunavut, de Western Arctic et du Yukon, mais des excuses du chef et de ses candidats locaux s’imposent.