Éditorial : Il n’en reste qu’une seule

29 octobre 2015
0 Commentaire(s)

 

Dans quelques régions des TNO, les gens viennent de passer trois élections : des élections scolaires, une élection municipale et une élection fédérale. Essoufflés? J’espère que non car il en reste : les élections territoriales.
Ailleurs au pays, sauf ici et au Nunavut, les citoyens ne peuvent pas se contenter d’appuyer un parti politique, car ce concept est inexistant dans cet appareil législatif hérité de la bureaucratie du gouvernement fédéral d’avant les années 1970 : on ne peut voter pour un parti politique et ses programmes en appuyant un candidat local.
Dans Yellowknife, il faut travailler avec plusieurs candidats, même si on ne peut voter que dans une circonscription. Mais voilà, cela demande énormément de travail de recherche pour s’informer des opinions de tous ces candidats. Combien y aura-t-il de candidats à Yellowknife? Je suis certain que ce sera proche de la vingtaine. Ça en fait beaucoup de candidats à évaluer.
Il y a quelques années, des candidats s’étaient clairement identifiés comme étant d’allégeance néo-démocrate. Le logo du NPD figurait sur leurs affiches, ce qui n’est pas illégal. C’est seulement que cette affiliation n’apparaitra pas sur les bulletins de vote.
On peut essayer de se renseigner sur les sympathies antérieures de ces candidats par rapport aux partis politiques fédéraux, mais cela ne se traduit pas nécessairement par une affiliation complète aux programmes des partis fédéraux.
Premièrement, ce n’est pas rare de voir des transfuges aller d’un parti à l’autre. Pensons à l’ancienne députée territoriale Sandy Lee qui avait longuement travaillé avec le Parti libéral pour finalement se rallier au Parti conservateur. Ou, chez nos voisins du Nunavut, alors que le député libéral récemment élu avait déjà été un candidat néo-démocrate et que le candidat néo-démocrate avait été député et sénateur libéral pendant de nombreuses années. Comme de quoi, les affiliations changent.
Deuxièmement, il se peut que ce soit un candidat fédéral en particulier qui a attiré la sympathie d’un candidat, et non le parti politique fédéral.
Cette recherche, peu de personne ne vont l’effectuer. Et de celles qui le feront, encore moins vont décider de travailler pour plus d’un candidat représentant le mieux ses propres priorités.
Malgré tout, bien que vous n’ayez pratiquement aucune incidence sur le prochain gouvernement, assurez-vous quand même de bien porter attention aux candidats de votre circonscription pour vous aider à voter en toute connaissance de cause. Vous avez près d’un mois pour le faire.