Services publics : Hausse des tarifs à la Société d'énergie des Territoires du Nord-Ouest

12 avril 2012
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Les commerçants de Hay River encaissent difficilement la hausse des coûts d’électricité annoncée par la Société d’énergie en mars dernier.

Les membres de la Chambre de commerce de Hay River présents à l’occasion d’un repas d’affaires affichaient une mine plutôt basse. Et pour cause. La Société d’énergie a annoncé qu’elle allait augmenter ses tarifs d’électricité de 26 % dans les quatre années à venir. La dernière hausse de l’entreprise étant toujours en vigueur, cette récente annonce ne fait qu’alourdir le fardeau des commerçants.
« Les coûts de toute majoration – l’électricité, le transport des marchandises, les opérations – finissent par retomber sur le consommateur », affirme Steve Anderson, responsable au supermarché Super A.
Ce dernier se dit visiblement touché par cette augmentation soudaine des frais en énergie. Pour sa part, la Société d’énergie maintient que cette hausse est nécessaire en raison de plusieurs facteurs. Le prix du diesel qui a augmenté de 57 % depuis 2007, les surplus de gaz naturel qui avaient été surestimés à Inuvik et le vieillissement des infrastructures seraient quelques-unes des motivations de l’inflation.
Pour Steve Anderson, cette augmentation des coûts de l’électricité n’est pas justifiée : « La hausse se répercute sur le coût de la vie, et ce, pour tout le monde à Hay River. Premièrement, l’augmentation du prix des aliments, la hausse de la facture d’électricité, etc. Cela crée une situation où le salarié moyen, qui a une croissance de salaire de 3 % par année, n’a pas le dessus sur ses finances ».

En tant que membre de la Chambre de commerce, M. Anderson souhaite que les commerçants se regroupent pour réussir à se sortir de cette impasse. Il va même jusqu’à demander à ce qu’une enquête soit faite sur la régulation des tarifs de la Société d’énergie à l’échelle du territoire.
« Les gens veulent que les coûts soient justes et raisonnables et c’est ce que nous attendons des entreprises de services publics », avoue M. Anderson.

Dans un document produit par la Société d’énergie et diffusé sur le site Internet de l’entreprise, on soutient que la Société d’énergie « travaille à minimiser les impacts de l’inflation sur les consommateurs ». L’entreprise mise ainsi sur un programme de subvention par le gouvernement des TNO, un rééquilibrage des frais et un système de production hydroélectrique durable.
« Des prix justes et raisonnables, ce n’est pas 26 % d’augmentation en quatre ans, ce qui fait environ 6,5 % par année. Personne ici n’a une aussi grande hausse salariale par année! », s’offusque Steve Anderson.
Une augmentation de 2 % ou 3 % aurait été plus équitable selon lui et il se demande pourquoi la population ne se préoccupe pas davantage de la situation.

La Société d’énergie demande également une aide gouvernementale de 33,8 millions $ pour réussir à pallier son fardeau financier.