Gestion de la faune: Une biennale indispensable

21 novembre 2008
0 Commentaire(s)


En ce qui a trait à la faune de la région du Dehcho, les nations autochtones et le ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles forme un comité de cogestion. Une réunion est organisée à tous les deux ans, pour que tous les intervenants puissent être à jour sur les travaux effectués et que les nouvelles priorités soient mises sur pied.

Nic Larter, le biologiste du gouvernement au niveau régional et qui travaille de Fort Simpson s'avère satisfait de ces rencontres avec les différents leaders des Premières nations Dehcho. Il explique que si les frontières régionales au niveau du gouvernement s'arrêtent avant les saules de Kakisa, pour les autochtones, le Dehcho englobe aussi les collectivités de la réserve de Hay River et de Fort Providence. « Avec ces différentes frontières, nous invitons tout de même les représentants de l'est pour partager nos connaissances et étalonner nos pratiques. C'est le cas concrètement avec le caribou des bois, car eux non plus ne suivent pas nécessairement les mêmes frontières », dit-il.

« Cette année, reprend-il, nous avons pu établir de forte relations entre une étude conduite par le ministère en utilisant des colliers émetteurs et une autre effectuée par les Premières nations de Kakisa et de Trout Lake qui se référaient à un savoir traditionnel. L'utilisation des colliers a toujours été très controversé, car les gens ont de très fortes opinions sur le fait de manipuler ces animaux sauvages. Mais nos résultats se sont vraiment bien complétés et nous ont permis de souligner l'importance de cette combinaison. Finalement, ces rencontres permettent de sensibiliser et d'informer les différentes autorités autochtones, mais aussi de leur donner l'opportunité de veiller à la faune de leur région. »

À part le caribou des bois, l'intérêt s'est aussi porté sur la population de bison qui borde la rivière Liard. L'idée avait été lancée à la dernière réunion, et cette année, une stratégie pour établir un plan de gestion de cette population d'environ 400 animaux a été mise en place. « C'est une population bien différente de celle du parc national Wood Buffalo. Comme celle de Fort Providence, cette population n'est pas contaminée par l'épidémie d'anthrax qui touche les animaux du parc », explique Nic Larter.

Il a aussi été discuté des différents programmes pour contrôler la population d'orignal, soit le survol aérien et la contribution des communautés à la récolte des échantillons. La réunion a aussi été l'occasion de souligner l'importance des camps d'été orientés vers l'écologie pour les jeunes autochtones. Tous les intervenants étaient d'avis de promouvoir encore ces camps qui allient la connaissance scientifique au savoir traditionnel des premières nations.