Conseil jeunesse du premier ministre : Fort Simpson à la table des décisions fédérales

15 décembre 2016
Le Conseil jeunesse du premier ministre au parlement à Ottawa. (Gracieuseté : Sylvia Pascua-Matte)

Le Conseil jeunesse du premier ministre au parlement à Ottawa. (Gracieuseté : Sylvia Pascua-Matte)

À 17 ans, Sylvia Pascua-Matte représente la jeunesse ténoise au sein du Conseil jeunesse du premier ministre depuis septembre 2016.

Treize mille candidats ont présenté leur candidature pour faire partie de ce conseil. Sylvia est la plus jeune du groupe. « Encore difficile à croire » pour elle. Résidente de Fort Simpson, elle s’est rendue au Parlement en septembre dernier pour faire la connaissance de Justin Trudeau et de ses 15 compères au Conseil, venus de partout au pays.


Âgés de 16 à 24 ans, 15 autres jeunes se joindront également à l’équipe, dès janvier 2017. Sylvia représente actuellement le Nord avec la Franco-Yukonnaise Alex Bouchard et deux membres du Nunavut. Selon la conseillère de Fort Simpson, il y a une belle représentation de la diversité des petites et des grandes collectivités dans son équipe.


Concernant sa première rencontre avec le Conseil, elle relate : « C’était vraiment cool de les rencontrer, c’est inspirant, certains sont à la maitrise, ils ont accompli tellement de choses déjà et ont de grandes valeurs : ils sont devenus immédiatement des modèles pour moi. Et eux me disaient : “c’est extraordinaire ce que tu fais dans ta communauté à un si jeune âge” ».

Échanges et priorités
Pour le moment, les consultations de la conseillère des Territoires du Nord-Ouest se déroulent principalement auprès des jeunes de son école. Elle n’a pas fourni de précisions quant à ses idées de projet, mais elle souhaite travailler avec des gens qui sont aussi passionnés qu’elle, entre autres par l’environnement.


« J’espère voir les Territoires du Nord-Ouest évoluer [pour devenir] une société plus verte, passionnée pour la recherche de sources d’énergie alternatives qui soutiendront l’économie. Un des points majeurs que j’ai amenés [au Conseil] a été la difficulté de briser la dépendance au gaz et au mazout aux TNO pendant les mois d’hiver. Un autre point que j’ai trouvé important était lié au peu de recyclage et à l’abondance des déchets créés et disposés incorrectement », a-t-elle précisé.


Au cours de ses échanges avec ses collègues, elle cerne des enjeux similaires à travers le pays, ce qu’elle trouve particulièrement enrichissant. Avec le conseiller de la Nouvelle-Écosse, par exemple, elle a échangé sur les droits de scolarité, le marché du travail et le coût de la vie. « Il était surpris de savoir à quel point nos salaires étaient élevés, mais je lui disais à quel point le coût de la vie était élevé pour vivre dans nos collectivités », a expliqué Sylvia.


Elle remarque qu’au final, les gens des autres provinces et territoires ont les mêmes types de problèmes, mais à différents niveaux, et qu’il est donc possible de trouver des solutions pratiques pour tous, en mettant en commun les connaissances.

Conseiller le premier ministre
« Le premier ministre était authentique avec nous, il nous a dit pourquoi il a mis cette initiative de l’avant, pourquoi on avait été sélectionné, ce qu’il espérait obtenir du conseil et a voulu nous expliquer que ce n’était pas juste une façade et qu’il voulait véritablement comprendre notre point de vue », raconte-t-elle.


Justin Trudeau a déclaré en septembre dernier : « Je suis enthousiaste à l’idée de travailler avec le Conseil jeunesse, d’inviter ses membres à prendre part à l’élaboration de politiques gouvernementales et de montrer clairement aux jeunes du Canada qu’il existe de nombreuses avenues à leur portée pour être les leaders d’aujourd’hui. »


Le mandat du Conseil est de fournir des avis au premier ministre Trudeau sur des questions nationales, comme l’emploi, l’accès à l’éducation, le renforcement des collectivités, les changements climatiques et la croissance propre, à l’occasion de plusieurs rencontres annuelles. Sylvia a un mandat de deux ans au sein du Conseil.


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