Sylvie Francoeur : Formation en premiers soins en santé mentale

Il y a deux personnes aux TNO accréditées à donner des formations en premiers soins en santé mentale. La santé mentale peut faire partie intégrale d’un emploi comme c’est le cas pour une consultante en ressources humaines qui s’assure d’améliorer les communications et les relations au travail. On observe que la santé mentale a un grand impact sur la qualité du travail et sur la qualité de vie des employés. Ainsi, quand un employé n’est pas bien physiquement ou mentalement, ça a un impact sur sa vie personnelle, mais également sur sa vie professionnelle.
On remarque qu’il est plus facile de parler des problèmes de santé physique, plutôt que de santé mentale. Par exemple au bureau, il est facile à un employé d’avertir son employeur lorsqu’il s’est fait mal au dos et qu’il ne pourra pas travailler, mais ce n’est pas la même chose pour une période de dépression ou autre trouble mental.
La formation en premiers soins en santé mentale est une formation de deux jours, modelée sur les cours de réanimation cardiorespiratoire (RCR). Le diplôme est attribué après 12 heures de cours. La formation se concentre sur comment réagir en cas de crise, de problème, de trouble en santé mentale. Le suicide est le cas le plus proéminent, mais il y a les crises d’anxiété, les crises psychotiques, ou des crises de panique. Les différents troubles sont vus de manière générale pour donner des ressources aux individus en formation pour savoir comment réagir en temps de crise.
Cette formation est dirigée vers les soins aux adultes, elle est donc ouverte à tout le monde qui interagit avec des adultes. Il existe aussi une formation qui vise les adolescents qui est très similaire à celle dirigée vers les adultes. Car les problèmes d’anxiété sont similaires que l’on soit un adulte ou un adolescent.
Une personne suicidaire qui vit dans les territoires aura les mêmes comportements qu’une personne qui vit dans autre province au Canada. Les symptômes seront les mêmes ici ou ailleurs. Toutefois, le type de trouble qu’on va rencontrer le plus fréquemment dans une collectivité nordique, peut être différent que dans un autre milieu. Mais ce sont surtout les ressources accessibles pour aider la personne en détresse qui vont être différentes d’un milieu à l’autre. Par exemple, une intervention à Yellowknife est différente d’une intervention à Hay River. Si l’on pense que Yellowknife à peu de ressources en santé mentales, à Hay River il y en a encore moins. Et plus on s’éloigne des grands centres plus on a des difficultés pour obtenir des ressources en santé mentale.
Au Canada, il y a une personne sur trois qui souffre de troubles mentaux durant sa vie. Et on constate peu de ressources disponibles. Mais la formation en premiers soins en santé mentale ne forme pas de nouvelles ressources. Elle permet de former des secouristes. Ils deviennent la première ligne d’intervention, donc de maintenir la personne en vie, de lui prodiguer des soins jusqu’à temps qu’un professionnel soit disponible pour aider la personne. Ainsi, dans une petite collectivité, le secouriste est impliqué un peu plus longtemps alors qu’il est plus difficile d’avoir accès à des services professionnels en santé mentale.
La communauté francophone est un peu mieux outillée maintenant alors qu’une formation a été offerte gratuitement à plusieurs membres de la communauté et dans les écoles francophones également.
Quatre volets composent la formation en premiers soins en santé mentale :
Démystifier la santé mentale, les abus de substances, les troubles d’anxiété, et une grande section sur les comportements suicidaires.
Pour toute information concernant de prochains ateliers, contacter le réseau TNO santé en français au (867) 920-2919, ou santetno@franco-nord.com.


 


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.