Imaginez qu'un avion s'écrase sur une des îles au nord des T.N.-O. avec
plus de 100 passagers à bord, tous américains, vêtus de shorts et de
chandails à manches courtes. Ils s'en allaient passer leurs vacances
hivernales dans un lieu tropical. Imaginez l'horreur qu'ils doivent
ressentir lorsqu'ils auront réalisé que la température est -60 C, excluant
le facteur vent. Bienvenue au Pôle Nord ! Heureusement, il y a le plan de
contingence des Forces armées canadiennes.
Les dirigeants militaires affirment que l'ouverture de l'espace aérien
russe augmentera le risque qu'un avion tombe dans la toundra. Certains
experts calculent que le nombre de vols doublera d'ici les 15 prochaines
années.
« Plus de 500 vols quotidiens devraient avoir lieu au-dessus des
Territoires dès que la Russie aura ouvert son espace aérien aux vols
commerciaux », a indiqué le colonel Pierre Leblanc.
Une équipe de 12 parachutistes sera déployée dans l'opération de recherche
et de sauvetage. Les secouristes procéderont à une sélection des priorités
et des mesures à prendre pour évacuer les victimes une fois qu'ils auront
complété le montage de l'équipement nécessaire.
Ces victimes seront ensuite transportées vers une base d'opérations
avancées, qui sera établie dans l'endroit le plus près du lieu de
l'accident ayant une piste d'atterrissage et l'espace nécessaire pour
accommoder les rescapés. Les plaisanciers seront de nouveau triés avant
qu'un transfert soit effectué vers un centre de réception des blessés.
Civils et militaires collaboreront étroitement aux opérations de sauvetage.
Tout aéronef ou hélicoptère civil pouvant atteindre le lieu de l'accident
pourra venir en aide aux victimes. Santé et Services sociaux Canada jouera
un rôle clé dans le tri des victimes. Une fois les passagers infortunés
évacués, les organisations civiles seront responsables du nettoyage des
déchets et de la récupération des corps.
Le seul hic pour les victimes pourrait être le laps de temps nécessaire
pour effectuer une opération de secours ; les hélicoptères pourraient
arriver sur les lieux de l'accident dans un délai maximal de 15 heures. Les
premiers parachutistes pourraient être déployés six à huit heures après
l'accident et leur équipement huit heures après leur arrivée.
Plusieurs raisons expliquent le laps de temps. D'abord, les aéronefs sont
situés sur des bases dans le Sud du Canada.Ensuite il y a le vent, la
luminosité et les conditions de terrain. Ainsi, « l'opération de sauvetage
pourrait subir des délais à cause du nombre des victimes, du temps
nécessaire pour arriver au lieu de l'accident et du temps nécessaire pour
l'évacuation des survivants. », a expliqué le major Rick Hannah.