Folk On The Rocks 2016

21 juillet 2016
La foule du FOTR2016.(Crédit photo : Nicolas Servel)

La foule du FOTR2016.(Crédit photo : Nicolas Servel)

Les festivaliers
Le temps nuageux et la fumée n’empêchent pas les festivaliers de Folk on the Rocks de célébrer la musique en grand nombre. Pour une 36e année consécutive, l’organisation du plus grand festival de musique dans le Nord canadien en met plein les oreilles à la foule. Parmi les francophones rencontrés sur le site, nombreux en sont à leur première visite.
Pour Denis Morrison et sa conjointe, venus rendre visite à leur fille, il s’agit également d’une première à FOTR.

« C’est très spécial, j’ai jamais vu quelque chose d’aussi gros. Si jamais je reviens à Yellowknife, je vais revenir! » Monsieur Morrison se dit satisfait de ce qu’il voit et entend. « Au début, quand notre fille nous a dit que ça coutait 110 $, on était comme “hein!”, mais ça vaut amplement le prix. » Il avoue que si c’était à recommencer, il n’hésiterait pas à repayer le même prix pour une autre fin de semaine de festival. Originaire de Bathurst au Nouveau-Brunswick, le couple apprécie l’ambiance plus qu’autre chose, mais aimerait voir une plus grande représentation francophone musicale.


Résidente de Yellowknife, Lise Picard assiste quant à elle aux représentations depuis 1982, avouant avoir manqué une ou deux éditions. Elle dit notamment que c’est un incontournable de l’été à Yellowknife. Le 36e, à son avis, semble être un très grand succès. « Les stationnements sont pleins de voitures. Ici, dans le Beer Garden, c’est plein et il fait soleil, les gens ont l’air heureux. »


Valérie Leclerc en est également à sa première expérience de spectatrice de Folk on the Rocks. Débarquée sur le site depuis quelques heures, elle livre ses impressions : « Je dois dire que c’est tout nouveau pour moi, c’est mon premier Folk on the Rocks. J’adore l’ambiance, j’aime beaucoup que l’on soit près de l’eau, il y a quelque chose de très libertaire. Il y a de la bonne musique, de la variété, j’adore cela, ça donne le choix d’aller vers ce qu’on aime, c’est une belle vibe, j’adore ça. C’est à recommander c’est clair! »

Noémie Bérubé

A Tribe Called Red
Deejay NDN, de son vrai nom Ian Campeau, raconte qu’il a commencé par mixer des sélections musicales avec des chants indigènes pour faire danser les Autochtones. C’était au Club Babylon, sur la rue Bank à Ottawa. Lui et Bear Witness, un des deux autres membres de ATCR, ont ensuite mis leur mix sur Soundcloud et se sont fait repérer par des producteurs. Six ans plus tard, ils jouent sur des scènes partout dans le monde et ce weekend, à Yellowknife. Il reconnait qu’en Australie, la connexion avec les Aborigènes est profonde et que le groupe adore l’île-continent. NDN ajoute que la première chanson à entrer dans un décompte radio était en Australie.

Associé au label Pow wow, ATCR obtient une banque de chants enregistrés qu’ils utilisent dans leurs mix. Deejay NDN incite les novices qui aspirent à mixer de la musique de ne pas abandonner. « Vous avez un bon goût musical, ne lâchez pas si vous n’arrivez pas à sortir les sons que vous voulez. La technique viendra, ne vous laissez pas abattre par le côté technique. »
Propos recueillis par Harrison Roberts

 

MAZ
Maz est un groupe de musique instrumentale et traditionnelle québécoise mélangée au jazz modal, au rock et à l’électro. Il est constitué de : Marc Maziade à la guitare électrique, banjo et pied; Roxanne Beaulieu au clavier et synthétiseur; Hugh-Olivier Blouin à la contrebasse; et Pierre-Olivier Dufresne à la mandoline et pied.
Marc Maziade fonde le groupe en 2009, le musicien se décrit comme « curieux, touche à tout, et très passionné ». Une thèse en composition sur la combinaison de la musique traditionnelle et la musique savante mène au premier album, Téléscope, en 2011. Peu après, Pierre-Olivier se joint au groupe avec deux autres membres, la tournée Téléscope débute, puis vient Chasse-Galerie : « C’est là que ça s’est ouvert à tout ce qu’on pouvait amener en terme d’influences. Si l’objectif de la musique est d’être en équilibre entre affirmation et ouverture, il était naturel d’ouvrir la composition et le terrain de jeux de tous. Depuis sept ans, nous vivons une histoire incroyable. »
Le groupe retient une bonne impression du festival 2016 de Yellowknife : « L’écoute est super ici. Les gens tripent et la foule est incroyable. L’organisation est super gentille avec nous. On nous rend très confortables, ce qui nous permet de jouer encore mieux. On adore Folk On The Rocks! »
Vincent Desforges

Les jeunes Folkers
Chloé Lucienne Favre est de nouveau à FOTR, elle est là pour écouter la musique pour enfants, car c’est une musicienne en devenir. Elle joue du piano et pense qu’elle pourra un jour être sur la scène de FOTR accompagnée de sa sœur Mayah au Ukulélé.

Taiga Yoga
Alors que certains dansent et sirotent une bière aux scènes avoisinantes, une atmosphère de sérénité règne à l’écart de la foule sur la scène Aurora. Les professeures Kate Covello, Katie O’Beirne et Bronwyn Rorke de Taiga Yoga y partagent leurs enseignements en trio au bonheur des adeptes de yoga et des nouveaux initiés. Une première à Folk on the Rocks pour ce studio bien connu de Yellowknife : Taiga Yoga avait envie d’expérimenter quelque chose de nouveau et de s’impliquer davantage auprès de la communauté. Leurs ateliers connaissent un grand succès (les visages paisibles en témoignent), en plus d’être une source d’inspiration pour les années à venir. « On explore l’idée d’intégrer de la musique instrumentale pour la prochaine édition », confie Katie O’Beirne. Cette initiative suscitera certes la curiosité de plusieurs envers le yoga et ses bienfaits. Mais s’y aventureront-ils?
Sandra Inniss


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