Légère augmentation du nombre de bêtes abattues : Fin de la saison de chasse aux loups au lac Rennie

01 mai 1998
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Cette augmentation pourrait s'expliquer par le fait que deux troupeaux de caribous, celui de Bathurst et de Beverly se trouvaient dans cette région alors qu'habituellement, on n'y retrouve que le troupeau Beverly.

Le ministre des Ressources, de la Faune et du Développement, Stephen Kakfwi, a annoncé le 22 avril dernier que la saison de chasse était terminée et qu'on estimait le nombre de loups abattus à 635, ce qui constitue une faible hausse par rapport aux niveaux enregistrés dans l'histoire de cette pratique.

La situation était un peu inhabituelle, cet hiver, dans cette région des T.N.-O., située au nord de la Saskatchewan. Contrairement à la plupart des populations de loups, qui d'habitude occupent le même territoire toute l'année durant, les loups de la toundra suivent les troupeaux de caribous jusqu'au lieu où ces derniers passeront l'hiver.

Or cette année, deux troupeaux, au lieu d'un seul, ont passé l'hiver dans la région du lac Rennie, ce qui a attiré un beaucoup plus grand nombre de loups à cet endroit.

En raison de certaines pratiques douteuses, la chasse de cette année a attiré l'attention de plusieurs personnes et organismes sur la situation des loups au Canada, en plus de soulever plusieurs questions. Afin de répondre à ces questions, le GTNO travaille en étroite collaboration avec d'autres groupes, incluant le Fonds mondial pour la nature, secteur Canada, et Environnement Canada, afin d'étendre la recherche sur les loups et les ressources pour surveiller l'évolution de ces populations.

De plus, les biologistes du ministère des Ressources, de la Faune et du Développement continueront leur projet de co-gestion de la chasse aux loups avec des organismes comme le Bureau de contrôle des caribous de Beverly-Qamanirjuaq.

Un atelier se tiendra préalablement à la prochaine saison de chasse afin de réviser les pratiques déjà existantes et apporter des améliorations au programme actuel.

Même si des inquiétudes semblaient se discerner suite à une plus grande couverture médiatique du cas du lac Rennie, les populations les plus à risques semblent plutôt celles des îles arctiques, là où la population de caribous de Peary est en déclin. Il se pourrait donc que la situation dans cette région soit exprimée comme une priorité et que les recherches y soient concentrées au cours des prochaines années.