Inuvik : Festivités dans le delta du Mackenzie

19 avril 2012
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L’épreuve de souque-à-la-corde demande force et endurance. Pas facile, mais surtout, très amusant! (Courtoisie de O.B.)

L’épreuve de souque-à-la-corde demande force et endurance. Pas facile, mais surtout, très amusant! (Courtoisie de O.B.)

Plusieurs activités ont eu lieu ces dernières semaines à Inuvik. Le Muskrat Jamboree et un carnaval ont égayé petits et grands.

La collectivité d’Inuvik a célébré l’arrivée du printemps à sa façon. Du vendredi 30 mars au lundi 2 avril se tenait le 55e Muskrat Jamboree. Des tentes ont été installées sur la rivière, où les gens pouvaient se restaurer et déguster une bonne soupe chaude. Pour les becs sucrés, l’Association francophone du delta du Mackenzie (AFDM) a su en contenter plus d’un avec des bâtonnets de tire sur la neige ainsi que la vente de cornets et de sirop d’érable.
Le Jamboree a débuté le vendredi soir avec un immense festin auquel a participé le moniteur de langue, Olivier Bergeron.
« Il y a eu un repas traditionnel avec du lièvre, de la baleine et toutes sortes de poissons. J’ai goûté à tout cela », raconte le moniteur, qui a souffert d’une indigestion alimentaire, bien malgré lui.
Cependant, il a eu beaucoup plus de chance lors des courses en raquettes organisées durant l’événement. Les participants devaient parcourir une distance d’environ un kilomètre et le gagnant remportait une somme de 500 $.
« J’ai terminé quatrième et j’ai gagné un prix de 200 $, mais il faisait froid en tabarouette durant cette activité! », s’exclame le jeune homme.
En plus du défi en raquettes, l’attraction principale du Muskrat Jamboree était sans aucun doute le concours de trappe. Les participants devaient y démontrer leurs talents de trappeurs. En équipe, ceux-ci devaient creuser un trou de plusieurs mètres de profondeur dans la glace pour atteindre le niveau d’eau. Par la suite, ils allumaient un feu, faisaient bouillir l’eau pour le thé et devaient même faire cuire de la banique. Une épreuve intense qui se termine normalement par le pelage de rat musqué. Malheureusement, cette année, l’animal n’était pas au rendez-vous, en raison de la température.
« Les rats musqués ne sont pas encore sortis de leur terrier parce qu’il fait trop froid. Je les comprends! », avoue Olivier Bergeron, en rigolant.
Enfin, de la danse aux tambours, de la gigue et un concours de jeunes talents ont également animé la fin de semaine festive.

Un carnaval inspiré du Québec

Voulant partager la culture franco-québécoise avec les jeunes d’Inuvik, le moniteur de langue a reproduit un carnaval d’hiver, comme il s’en passe à Québec. Lorsque les élèves ont contemplé les photos du célèbre Bonhomme Carnaval, ils ont tout de suite eu envie de faire ce genre d’activités.
« J’ai organisé un petit carnaval, au centre de ski, l’instant d’un après-midi. Il y a eu une chasse au trésor dans les pistes de ski, de la souque-à-la-corde et de la dégustation de banique », explique Olivier, visiblement satisfait d’avoir fait le bonheur des enfants.

Enfin, la francophonie reste très dynamique dans la collectivité d’Inuvik avec les soirées cinéma québécois mis en place par l’AFDM et les dimanches natation au complexe sportif.