Silence, on tourne ! : Festival des jeunes vidéastes du Manitoba

24 novembre 2000
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Pas toujours facile de manier la caméra ! Il faut penser aux angles, aux plans rapprochés ou éloignés, aux reflets dans les fenêtres [si le ou la cameraman ne souhaite pas voir sa propre réflexion].

Bref, derrière la création d'un vidéo amateur, il y a beaucoup de travail en coulisse. Des élèves en immersion à l'École St-Joseph l'ont découvert lors de leur formation, d'une durée de deux jours, en vidéo. Les jeunes amateurs assistaient à un atelier donné par Michel Leblanc, qui s'est déplacé de Winnipeg pour l'occasion.

De Whitehorse à Winnipeg, celui-ci enseigne les rudiments de la caméra à des jeunes, et les invite à participer au Festival des jeunes vidéastes du Manitoba. Ce dernier donne la chance à des amateurs, de l'Ouest et du Nord du pays, de créer leur vidéo d'une durée de cinq minutes sur un thème défini. Cette année le thème est : le frisson !

Les étudiants de St-Joseph ont donc reçu leur initiation au monde de la vidéo. Ils ont dû écrire leur scénario, se répartir les rôles et jouer le plus naturellement du monde, sans oublier leurs lignes ! « On a dû refaire la même scène six fois », s'exclame un élève. « Nous, on a joué une scène 25 fois », renchérit un autre. « C'est très difficile de mémoriser nos lignes », ajoute une élève.

Si c'était vraiment « le fun » pour la classe, le formateur et le professeur ont eu quelques sueurs froides : une caméra oubliée [et retrouvée] près des toilettes ! « Le plus difficile, c'est de se calmer : c'est très excitant pour les jeunes », soutient Michel Leblanc en riant. C'est la première fois qu'il donne une formation à des jeunes de septième année. Il travaille habituellement avec des élèves de la huitième à la onzième année.

L'objectif premier de cette formation, c'est d'enseigner la technique et le fonctionnement de la caméra. Il faut ensuite motiver les jeunes, selon Michel Leblanc. « Lors d'un atelier antérieur, il y avait cinq équipes au départ, puis à la fin, il n'en restait qu'une s'apprêtant à participer au Festival des jeunes vidéastes du Manitoba. La réalisation d'un vidéo amateur demande beaucoup de patience et il n'est pas toujours évident de s'entendre.

« C'est un gros défi », affirme Michel Leblanc, en soulignant que l'expérience permet aux jeunes de porter un regard critique sur les médias. « S'ils font de la télévision, ils vont comprendre comment ça fonctionne ». Tout le tournage s'est déroulé à l'intérieur de l'école. « Les élèves de St-Jo's avaient de très grandes idées, aller filmer des voitures par exemple. Je leur ai rappelé qu'à moins de transporter les véhicules dans l'école (!), il fallait trouver autre chose », s'exclame Michel Leblanc.
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