Théâtre francophone : Faire découvrir les classiques aux plus jeunes

25 avril 2013
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La Société de théâtre québécoise Richard III est venue présenter une pièce de théâtre composé de nombreuses scènes d’auteurs anciens. (Photo : Noémie Bérubé)

La Société de théâtre québécoise Richard III est venue présenter une pièce de théâtre composé de nombreuses scènes d’auteurs anciens. (Photo : Noémie Bérubé)

La Société Richard III s’est arrêtée à Yellowknife le vendredi 19 avril, après un court arrêt à Hay River, pour une présentation revisitée en français des plus grands auteurs de théâtre.

Molière, Shakespeare, Edmond Rostant, Racine, Chekhov et Feydeau étaient à l’honneur vendredi dernier à l’auditorium du musée de Yellowknife. Devant des élèves des écoles Allain St-Cyr et St-Joseph, la Société Richard III a promu le théâtre classique aux jeunes.
Cette dernière existe depuis quatorze ans à Montréal et son principal intérêt est de présenter des pièces de théâtre classique aux adolescents, dans un format grand public. Celles-ci ne sont pas nécessairement adaptées à eux, donc il s’agit de la pièce originale telle que présentée dans un grand théâtre. Ce que les trois membres ont présenté aux Territoires du Nord-Ouest fut préparé à la demande d’Étienne Croteau, le coordonnateur chez Jeunesse TNO. Il leur a expliqué qu’il y a peu de théâtre francophone et leur a soumis l’idée de créer un spectacle sur mesure avec deux points importants, soit que les enfants puissent voir un éventail de scènes et qu’ils touchent à la francophonie en touchant à différentes formes de français. Daniel Paquette, un des créateurs de la Société Richard III, a avoué que « l’important n’était pas qu’ils aiment toutes les scènes, mais qu’ils entendent toutes sortes de formes de français, allant du québécois aux alexandrins, en passant par les libres, les dialectes, les chansons, le Feydeau et la traduction ». En raison du niveau de français assez élevé, la Société Richard III a produit des documents d’apprentissage pour que les jeunes aient plus de facilité à comprendre. Étienne Croteau, coordonnateur chez Jeunesse TNO, a dit que leur intention était « d’éduquer les jeunes sur le plan artistique théâtral ». Il a ajouté que cela est intéressant pour eux de voir que le français peut ressembler à autre chose qu’à ce qu’ils connaissent actuellement.
Pour les comédiens, ce ne fut pas trop ardu de monter cette pièce, mais « le plus difficile a été d’équilibrer, puisque le répertoire est assez grand », a laissé entendre Éric Tremblay. Aussi, Étienne Croteau ne désirait pas qu’il y ait, par exemple, plus d'œuvres dramatiques que d’œuvres comiques.
De plus, Daniel Paquette, Julie Gagné et Éric Tremblay ont visité deux écoles primaires et secondaires : l’école Allain St-Cyr de Yellowknife et l’école Boréale de Hay River. Ils sont allés présenter des ateliers commedia dell’arte qui fut une des formes de théâtre présentées dans le spectacle. Ils avaient le gout de montrer cette forme de théâtre aux élèves, puisqu’il s’agissait d’un théâtre particulier, leur permettant d’apprendre à jouer avec un masque. Monsieur Paquette a soutenu que dans la plupart des cas où les jeunes étaient facilement intimidés, ils sentaient une diminution de la gêne par le port du masque. La comédienne Julie Gagné a confié qu’ils font des visites dans les établissements scolaires afin de « transmettre une passion et allumer une étincelle chez certains jeunes ». Un de ses comparses de jeu a reconnu l’importance pour les adolescents de toutes les cultures et régions éloignées de toucher au théâtre. Selon lui, des jeunes ont pu découvrir une ou la chose dans laquelle ils se trouvent bons et c’est une façon de développer leur rapport avec les autres, ainsi qu’avec leur personnalité.