Économie territoriale : Faciliter l’exploitation des ressources naturelles

24 septembre 2009
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Le rapport McCrank derrière le nouveau bureau de gestion des projets nordiques (BGPN).

 

En contrepartie de l’Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) implanté à Iqaluit, Yellowknife obtient du gouvernement fédéral un tout nouveau bureau censé assurer la gestion et le suivi des projets de développement des ressources naturelles dans les trois territoires. Les perspectives économiques de la mise en valeur des ressources brutes nordiques comme le gaz naturel, le pétrole, les mines ou l’hydroélectricité semblent s’inscrire parfaitement au sein des programmes clefs définis par CanNor. Avec une volonté affichée de faciliter l’orientation des promoteurs de projet à travers le processus d’examen réglementaire, le gouvernement fédéral met progressivement en place les recommandations fournies par Neil McCrank dans son examen du régime de réglementation dans le Nord. La voie de l’amélioration présentée au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien en mai 2008 recommandait dans son ensemble de simplifier ce régime afin de ne plus décourager les investisseurs potentiels.

Karyne Besso, qui agit comme gestionnaire temporaire du BGPN à partir de son bureau de la capitale nationale, assure que le choix de situer le bureau principal à Yellowknife était stratégique. « Pour des questions de logistique, c’était plus facile de coordonner le tout sur le territoire situé entre les deux autres. De plus, il semble que ce soit aux TNO que l’émergence de grands projets nordiques soit le plus probable. Il y aura deux autres bureaux secondaires à Whitehorse et Iqaluit, en plus d’un bureau de liaison à Ottawa. » Mme Besso a noté également que le gouvernement fédéral possédait moins d’influence sur ce genre de projet au Yukon, lui ayant délégué la responsabilité des ressources naturelles lors d’une dévolution antérieure.

Selon la fonctionnaire fédérale, le bureau qui a été mis en place le mois dernier par le ministre Chuck Strahl n’a pas encore établi les différents critères que devront remplir les projets qui voudraient bénéficier de l’expertise gouvernementale. « Nous savons que nous allons coordonner des projets d’envergure. Des projets visant l’exploitation des ressources naturelles ainsi que la construction des infrastructures connexes », explique-t-elle, en spécifiant que le projet gazier du Mackenzie aurait probablement rempli tous les critères de sélection si son travail de réglementation n’était pas déjà enclenché. « Notre but est de coordonner les travaux de réglementation de tous les ministères et organismes fédéraux pendant les phases d’évaluation environnementale et de délivrance de permis et donc de s’assurer que l’effort de consultation soit bien coordonné au sein du gouvernement. »

Le fonctionnement du BGPN se base sur un autre bureau fédéral, le Bureau de gestion des grands projets, qui relève celui-ci du ministère des Ressources naturelles Canada. Ce dernier est actif depuis plus de deux ans et se concentre sur les projets situés au sud du 60e parallèle. Le BGPN est actuellement sous la tutelle de Chuck Strahl, ministre de l’Agence canadienne de développement économique du Nord, et établira vraisemblablement un système de base de données calquée sur le bureau du Sud, mais travaillera différemment du fait du caractère unique du système nordique de réglementation.