Élections : Expérience, changement, ou les deux?

11 octobre 2012
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Trois candidats tentent leur chance à la mairie de Yellowknife.

Le 15 octobre 2012, les résidents de Yellowknife auront un nouveau conseil municipal, mené par un nouveau maire. Trois candidats espèrent se voir donner ce prochain mandat de trois ans à la tête de la capitale ténoise. Par ordre alphabétique, les résidents de Yellowknife devront choisir leur représentant parmi Tim Doyle, Paul Falvo et Mark Heyck. L’Aquilon a rencontré ces trois candidats durant leur dernière semaine de campagne électorale.


Le changement
Tim Doyle se plait à dire qu’il est différent des deux autres candidats. Il veut changer des choses à la ville et s’exprime de façon très claire sur sa priorité : l’économie. « Nous avons besoin d’un système équilibré. Nous avons un certain nombre d’enjeux qui n’ont pas été traités dans le passé, par exemple l’économie. Nous avons besoin d’individus motivés à l’hôtel de ville, au sein d’un nouveau bureau de développement économique, et qui auront envie d’attirer les gens d’affaires, de créer de l’emploi, et de travailler avec l’industrie pour améliorer ce secteur des affaires », avance Tim Doyle, qui ajoute le cout de la vie et les problèmes sociaux du centre-ville à sa liste des priorités.
Il raconte qu’il voulait de prime abord se présenter au conseil municipal, une décision qu’il avait prise dès l’an passé alors qu’il trouvait que la ville allait vers une direction opposée à ce qu’il voulait en tant que résident. « Durant un dîner réseautage de la chambre de commerce de Yellowknife, le maire Van Tighem a annoncé qu’il ne se représenterait pas. Rapidement, plusieurs personnes de la communauté des affaires sont venues me trouver pour me dire qu’ils voulaient que ce soit moi, le prochain maire! J’ai pris un peu de temps pour réfléchir aux différentes possibilités. Je me suis senti en confiance grâce à ce soutien et du fait qu’on me voyait comme le leader de cette collectivité. J’ai accepté. »


L’expérience
« Je travaille avec le conseil municipal depuis neuf ans, c’était une très bonne expérience pour moi. J’aime beaucoup les gouvernements municipaux. C’est le niveau de gouvernement qui est le plus proche du public alors que n’importe quel résident peut venir à une réunion du conseil et poser des questions sur un enjeu quelconque et obtenir des résolutions tout en sachant que les conseillers auront écouté », explique Mark Heyck, qui du même souffle, dit aimer l’action que l’on retrouve à ce niveau de gouvernance. En tant que maire, il voudrait mettre à profit son expérience pour guider les conseillers vers l’avant tout en essayant d’atteindre un consensus parmi un groupe de personnes qui n’ont pas forcément les mêmes points de vue. Prenant l’exemple des problèmes sociaux qui empoisonnent le centre-ville de la capitale, ce candidat argumente que même si ce n’est pas la ville qui procure les services sociaux, le conseil municipal est responsable d’adopter une approche exhaustive avec les autres gouvernements, les forces de l’ordre, les agences non gouvernementales et le groupe des affaires afin d’aider les gens à sortir de la rue au lieu de les confiner en garde à vue pour la journée.
Ce candidat né à Yellowknife considère qu’il faut aborder l’économie de demain dès aujourd’hui. « Il faut reconnaitre que Yellowknife a été très chanceuse d’avoir des mines de diamants pour remplacer les mines d’or qui ont fermé dans les années 90. Il nous faut nous protéger contre la fermeture ultérieure des mines en exploitation. »


Les deux
En tant que conseiller, si Paul Falvo a souvent été en accord avec son collègue Mark Heyck, il tient maintenant à se distancer de son adversaire dans la course à la mairie. Il prétend que six années au conseil municipal lui donnent l’expérience nécessaire pour prendre le poste de maire, mais qu’il a également réalisé des changements durant ces deux mandats. Il mise sur la communication, prétextant qu’il a toujours favorisé le dialogue entre les résidents et les administrateurs de la ville. Au sujet de l’économie, Paul Falvo s’intéresse au futur de la ville qui se dessine grâce aux mines qui s’installeront à l’extérieur de Yellowknife. Pour lui, il est crucial que les futurs travailleurs puissent demeurer dans la capitale, et non dans l’est du Canada ou en Alberta. « Si nous avons une vie abordable et une bonne qualité de vie ici, c’est plus probable que les gens vont vouloir habiter ici », dit-il, affirmant que c’est un des devoirs de la ville de s’attaquer au cout élevé de la vie dans le Nord.
Le candidat met de l’avant ses qualités d’écoute du public et insiste sur ses aptitudes à entretenir de bonnes relations au sein d’une équipe telle qu’un conseil municipal. « Il n’y a personne qui se présente au conseil municipal avec qui je ne peux pas travailler. Et j’ai la réputation de répondre aux courriels que l’on m’envoie. »