Élections fédérales : Exercer son droit de vote, où donner de la tête

24 septembre 2015
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OTTAWA - Plongés au cœur de la plus longue campagne électorale de l’histoire d’un pays fondé il y a près d’un siècle et demi, les nombreux électeurs canadiens qui sont toujours indécis à un mois de l’élection ne savent plus où donner de la tête.

Bombardés d’information de part et d’autre, ils peuvent néanmoins compter sur quelques ressources visant à les aider à arrêter leur choix sur un candidat ou un parti.

L’une de ces ressources est d’ailleurs une initiative de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada. Avec le lancement d’un site internet traitant uniquement de la présente campagne électorale, l’organisme porte-parole des francophones vivant à l’extérieur du Québec entend faciliter la tâche des électeurs qui souhaitent en apprendre davantage sur les priorités qui ont été identifiées en matière de francophonie de même que sur les positions des divers partis politiques en lien avec ces mêmes priorités.

En ligne depuis la mi-septembre, le site web en question, que l’on peut consulter au www.fcfa.ca/elections, regroupe en un seul endroit les déclarations et revendications des divers intervenants et groupes de pression de la francophonie canadienne, de même que les positions et les promesses des partis et des candidats sollicitant le vote des électeurs le 19 octobre prochain.

Par exemple, dans la section « Priorités » du site, il est notamment possible d’en apprendre davantage sur les demandes des organismes membres de la FCFA en matière d’alphabétisation, de culture, de services à la jeunesse et de services aux aînés.

Le site comporte également de l’information sur une trentaine de circonscriptions francophones à surveiller, sur les façons de communiquer avec les différents partis ainsi que sur la marche à suivre pour s’assurer que son nom figure sur la liste des électeurs et pour voter.

Aux dires de la FCFA, la conception et la mise en ligne d’un tel site visent à rappeler que le vote des quelques 2,6 millions de personnes qui maîtrisent la langue française d’un bout à l’autre du pays compte et qu’il peut faire une différence. Toujours selon la FCFA, il s’agit également d’une façon de réitérer que les électeurs disposent de certains droits linguistiques le jour du scrutin.

« Les gens ne savent pas nécessairement qu’Élections Canada doit offrir des services et des communications dans les deux langues officielles dans tous les bureaux de scrutin au pays, que la demande soit importante ou non. Il faut que les francophones sachent qu’ils peuvent porter plainte s’ils ne parviennent pas à voter en français », note la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La question des services en français dans les bureaux de vote a d’ailleurs récemment fait l’objet d’une enquête du commissaire aux langues officielles.

Où vous situez-vous sur l’échiquier politique?

Si un survol des grands enjeux de la francophonie canadienne et des positions de chaque parti sur ces enjeux par le biais du site de la FCFA ne vous permet toujours pas d’arrêter votre choix en vue des élections, Radio-Canada propose également un outil en ligne permettant d’obtenir une meilleure idée du parti qui représente et défend le mieux vos intérêts.

Conçue il y a quelques années, la boussole électorale de Radio-Canada (boussole.radio-canada.ca) pose une trentaine de questions aux gens qui décident de se prêter au jeu. La plupart des questions portent sur des enjeux actuels tels l’immigration, l’économie, l’aide médicale à mourir, le Sénat de même que le système de justice. Les internautes sont de plus appelés à donner leur impression de chacun des chefs.

La boussole analyse ensuite vos réponses pour vous indiquer où vous vous situez par rapport à chacun des principaux partis en lice. Et comme l’outil interactif a fait l’objet d’améliorations au fil des ans, il est dorénavant possible de partager vos résultats sur les médias sociaux, de mesurer votre degré d’accord avec chaque parti sur différents points et de comparer vos résultats à ceux de l’ensemble des répondants.

En date du 18 septembre, près de 700 000 Canadiens avaient tenté l’expérience.