Urbanord : Étienne l’innovateur

17 septembre 2015
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Étienne Croteau a présenté son projet de mini-maisons 
devant le conseil municipal de Yellowknife, le 14 
septembre 2015. (Photo crédit : Maxence Jaillet)

Étienne Croteau a présenté son projet de mini-maisons devant le conseil municipal de Yellowknife, le 14 septembre 2015. (Photo crédit : Maxence Jaillet)

Avec une présentation devant le conseil municipal et une salle comble, Étienne Croteau fait avancer son projet de mini-maisons un peu plus qu’il ne l’espérait.

Un public nombreux et des conseillers intéressés, c’est ce qui attendait le projet de mini-maisons présenté par Étienne Croteau à l’hôtel de ville de Yellowknife, ce lundi 14 septembre. À l’issue de son exposé, Étienne Croteau a été invité à rencontrer l’équipe administrative de la ville afin de poursuivre l’élaboration de ce projet. Le maire de Yellowknife, Mark Heyck a conclu : « Étant donné l’appui général démontré durant notre discussion cet après-midi, nous pouvons rédiger une motion indiquant à notre administration d’explorer entièrement le concept des mini-maisons et comment devrions-nous réviser les règlements municipaux afin de le favoriser, et également trouver un emplacement éventuel en ville ».
Le conseiller Wong a tenu à ajouter « Étienne, aujourd’hui, vous avez fait tomber les barrières linguistiques et vous avez élargi les frontières des mini-maisons à Yellowknife. Je vous vois comme un innovateur! »
Selon Croteau, l’implantation d’un groupe de minimaisons dans un des terrains de la ville permettrait à d’autres résidents de devenir propriétaires pour la première fois à Yellowknife. « C’est un projet qui favoriserait la rétention de la population en offrant une alternative économique innovante à l’achat d’une première maison », a prétendu Étienne Croteau durant son allocution. Ce dernier a exposé des exemples de projets similaires à travers l’Amérique du Nord pour finalement offrir plus de latitudes au projet de Yellowknife : sa maison étant sur une remorque, il voudrait louer un emplacement où il pourrait simplement la stationner, mais accepterait également de la transposer sur un salage permanent si cette solution était favorisée par la ville. « Il y a plusieurs options possibles. J’envisage davantage la flexibilité, car ce pourrait être la privatisation d’un lot avec le partage du lot à dix ou douze, mais après c’est un peu limitant surtout pour les mini-maisons sur roue comme la mienne. Sur un lot subdivisé, il y aurait aussi plus de frais pour mettre les maisons sur un salage, d’effectuer les travaux pour se raccorder aux services de la ville, telle que l’eau ou l’électricité. » Étienne Croteau favorise en ce moment l’idée d’un parc pour véhicules récréatifs adapté au concept des mini-maisons. Avec une gestion des déchets et des eaux usées sous la responsabilité des propriétaires, mais facilitée par des infrastructures appropriées sur le site.
Plus tard en entrevue, le francophone s’est réjoui de la tournure des choses et croit plus que jamais qu’une solution pourrait se profiler rapidement pour lui. « Plusieurs conseillers se sont clairement exprimés en faveur de l’initiative. Neils Konge veut même sauter l’étape du projet pilote. Pourquoi attendre un an? Allons-y! », raconte Étienne Croteau. « Je suis content également de la discussion qui a suivi la présentation. Beaucoup d’informations ont été transmisses entre les conseillés et leur administration. Par exemple, ils ont confirmé que des permis avaient été attribués à des résidents pour qu’ils puissent utiliser des toilettes à compost. »
Pour donner plus d’ampleur encore à son projet, Croteau a établi la page YK Tiny Housing Movement sur les médias sociaux. Au cours des prochaines semaines, il va également présenter sa maison au public, et faire d’autres exposés. En autres, il sera à Hay River le vendredi 25 septembre pour rencontrer plusieurs résidents intéressés à ce mouvement.