Selon une étude réalisée par Sylvie Francoeur, les entrepreneurs
francophones des Territoires du Nord-Ouest doivent être débrouillards,
puisqu'ils sont laissés à eux-mêmes quand vient le temps de démarrer une
entreprise.
« Cette étude n'est pas faite pour être mise sur les tablettes », affirme
avec force, Sylvie Franc¦ur, embauchée par la Fédératon Franco-TéNOise
(FFT) pour réaliser une étude sur le marché du travail actuel aux T.N.-O.,
dont les résultats seront divulgués sous peu.
« La compilation des données a été effectuée, il nous reste à finaliser
l'analyse et à émettre des recommandations », souligne la responsable de
l'étude. Sylvie Francoeur a toutefois accepté de révéler les grandes lignes
de l'étude.
« Les gens ne connaissent vraiment pas bien les services généraux offerts à
la population, sans considération de la langue », explique-t-elle. « Quant
à la population francophone, elle a besoin que ces services soient
disponibles en français, mais ce n'est pas le cas », constate Sylvie
Francoeur.
L'une des tâches de cette dernière consistait à rencontrer des individus
francophones des T.N.-O. afin de prendre en note leurs besoins par rapport
au marché du travail et aux services offerts en termes d'employabilité,
d'entreprenariat et de formation.
« Ce qui ressort notamment de l'étude, c'est la nécessité d'appuyer les
futurs entrepreneurs francophones lorsqu'ils remplissent un formulaire pour
obtenir un prêt », indique Sylvie Francoeur.
Les résultats de cette étude lui serviront à remplir son second mandat,
soit définir ce que l'on peut faire pour venir en aide aux entrepreneurs
actuels et à ceux qu'une aventure dans le monde des affaires intéresse.
Subventionnée par le Comité national de développement des ressources
humaines, une seconde étude, qui sera également réalisée par Sylvie
Francoeur, permettra de « produire des planifications stratégiques portant
sur les priorités des entrepreneurs francophones ainsi que leurs projets ».
« On va se donner des projets concrets. L'entrepreneur francophone n'est
pas seul, il est épaulé », s'exclame celle qui partira bientôt en tournée
pour rencontrer les francophones de Fort Smith, de Hay River, d'Inuvik et
de Yellowknife afin de prendre le pouls de leurs désirs.
Une première ronde de rencontres est prévue du 8 au 27 octobre prochain,
tandis que la deuxième se déroulera du 1er au 15 décembre 2001.
Après ces rencontres, Sylvie Francoeur présentera son rapport final devant
la FFT qui produira un projet final.
« Peut-être aura-t-on besoin d'un organisme séparé de la FFT pour venir en
aide aux entrepreneurs et mettre en oeuvre les recommandations qui
découleront de cette deuxième étude? », conclut Sylvie Francoeur.