Un pacte fragile : Ententes Canada-communautés

23 juillet 1999
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Le président de la Fédération franco-ténoise, André Légaré, a déclaré être déçu par les dernières offres du ministère du Patrimoine canadien.

Le montant proposé pour le renouvellement de l'entente Canada-communautés ne plait pas à André Légaré, le président de la Fédération franco-ténoise. Selon lui, le montant offert par le ministère du Patrimoine canadien serait nettement inférieur aux attentes qu'il avait. De plus, il pourrait empêcher le développement de la communauté francophone d'Inuvik.

Les ententes Canada-communautés qui servent au développement des minorités linguistiques sont arrivées à échéance le 31 mars dernier. Avec la séparation du Nunavut, les subventions pour les T.N.-O. ont passé de 490 000 à 377 000 dollars par année.

Cependant, le budget de Patrimoine pour les ententes atteindra 30 millions de dollars cette année pour l'ensemble des communautés à travers le pays, selon André Légaré. Il estime également que le budget possiblement alloué selon la nouvelle entente, d'une durée de cinq ans, se situerait aux alentours de 433 000 dollars par année. Le ministère n'a pas voulu confirmer les chiffres ni émettre de commentaires tant que l'accord n'aura pas été signé.

Toutefois, selon Anne-sophie Lawless, relationniste avec les médias pour le ministère, au moins 50 pour cent de la somme de l'ancien contrat a été allouée aux organismes francophones afin qu'ils puissent continuer d'organiser des activités.

On espérait recevoir au minimum entre 500 000 et 600 000 dollars, a souligné André Légaré. Il a également affirmé que l'augmentation du budget alloué aux ententes aurait dû augmenter de 30 pour cent et non de 15 pour cent.

Au début on a demandé 900 000 dollars, mais on se retrouve avec 433 000 dollars, a-t-il déclaré. Dans l'Ouest et dans le Nord, on considère une augmentation de 30 pour cent comme étant le minimum acceptable.

Le manque de revenus pourrait nuire au développement de la communauté francophone d'Inuvik, selon lui. Il ne considère pas le cas d'Inuvik comme étant une excuse pour récupérer les pertes de revenus subies lors de la création du Nunavut.

La population francophone d'Inuvik a doublé au cours des cinq dernières années, a-t-il souligné. L'avantage d'avoir une communauté francophone à Inuvik se fait plus intéressante qu'il y a quatre ou cinq ans. Donc les demandes n'ont pas rapport avec le Nunavut.

L'entente Canada-communautés représente la plus grosse subvention pour les organismes francophones à l'intérieur des T.N.-O. Avant d'accepter ou de refuser les propositions soumises, le président de la Fédération franco-ténoise doit les soumettre à l'approbation de l'exécutif de la Fédération.