Eau potable : Enfin une filtration

28 janvier 2010
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Poussée par l’application des normes nationales pour l’eau potable, la ville de Yellowknife se voit dans l’obligation de filtrer l’eau qu’elle puise pour alimenter son dispositif d’aqueduc.

 

Depuis plus de 60 ans, Yellowknife a installé une station de pompage d’eau au bord de la rivière Yellowknife pour alimenter ses besoins en eau potable. Elle alimente la station de traitement de la ville, qui est située sur le bord de la baie de Yellowknife, aux côtés de la butte Tin Can. Ce sont donc 8 km d’aqueduc qui avaient été requis pour s’assurer que l’eau de la ville ne serait pas contaminée par d’éventuelles fuites d’arsenic provenant de la mine Giant.

Yellowknife n’a jamais été soumise à ce que la collecte de son eau potable, provenant d’une source de surface, soit filtrée. Il lui suffisait de la traiter avec du chlore. Le gouvernement fédéral insistant sur le respect des normes canadiennes, le nouveau certificat d’exploitation ne sera issu que si la capitale ténoise s’assujettit à cette régulation.

Selon Dennis Kefalas, le directeur des travaux publics de la ville, la volonté de remplacer la station de traitement figure sur les livres de la ville depuis longtemps. « Nous avons conduit une étude, qui nous a donné la meilleure option. Nous allons maintenant inclure une filtration en plus de la désinfection de l’eau dans notre nouvelle station de traitement », relate M. Kefalas. Selon lui, cette modification dans leur concession d’eau est plus pour rejoindre des critères de santé publique que pour répondre aux normes nationales pour l’eau potable. « La description de la concession d’eau de Yellowknife ne changera pas, affirme-t-il. Ce sera davantage une notification au conseil régional de la santé. »

Le remplacement de la station de traitement est estimé à 20 millions de dollars, selon l’employé de l’hôtel de ville. Durant la troisième semaine de janvier, des audiences publiques ont eu lieu devant l’Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie. M. Kefalas affirme que la Ville a accepté toutes les recommandations des différentes agences gouvernementales comme Environnement Canada, Affaires indiennes et du Nord canadien ou le ministère territorial de l’Environnement et des Ressources naturelles. « Nous les avions rencontrés antérieurement et nous avons indiqué aux audiences que nous allions traiter leurs inquiétudes lors de notre soumission pour notre nouvelle concession d’eau ». Cette dernière, selon Dennis Kefalas, doit être renouvelée avant la fin du premier trimestre de cette année. Les audiences publiques étaient une ultime étape avant de soumettre la demande de la ville à l’Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie.

En ce qui concerne le traitement des eaux d’égout, aucun changement majeur n’est prévu pour les 20 à 40 prochaines années. M. Kefalas prétend que le bassin de stabilisation des eaux usées, qui retient les égouts de Yellowknife pendant neuf mois avant de les déverser dans la nature, est conforme aux normes canadiennes.