Éditorial : Encore plusieurs questions

 

Les différentes rafles policières des dernières semaines nous rappellent constamment que le commerce de drogue est une activité criminelle qui se porte bien, malheureusement. C’est d’ailleurs toutes ces saisies qui ont inspiré notre poisson d’avril de la semaine dernière en page 8.
Ces saisies et ces rafles ramènent aussi à l’avant-scène toute la question d’une légalisation possible du cannabis au Canada. Quant on y pense, on voit immédiatement des effets positifs, mais plusieurs questions sont encore sans réponse.
Côté positif, les forces de l’ordre pourront concentrer leur travail sur le commerce illégal de drogues dures plutôt que sur des « fumeux de pot ». Cela devrait donc dégorger un peu les établissements carcéraux et alléger les cas en attente devant les tribunaux. On ne verra plus un étudiant un peu curieux voir sa future carrière mise en péril pour avoir fumé un joint.
Mais il y a encore de nombreuses questions qui devront recevoir une réponse. Celle de la distribution est simple : envoyer le tout vers les magasins des alcools qui ont déjà une expertise en matière de commerce de produits réglementés.
Quels seront les règlements qui encadreront la production et la distribution? Y aura-t-il une limite sur le droit de possession? Aurons-nous bientôt des études bien établies sur les dangers de la consommation de cannabis? Y aura-t-il une partie des recettes de ce commerce qui sera redirigée vers nos programmes de désintoxication, vers la publicité décourageant la consommation excessive ou la conduite avec les facultés affaiblies?
Il y aura tout un paquet de questions qui devront être réglées avant que le gouvernement ne puisse procéder à une décriminalisation du cannabis, et ces questions sont importantes en raison de leur impact sur la santé publique. Je ne crois pas que le processus se fera rapidement ou qu’il sera rapide, alors inutile d’acheter immédiatement votre pipe à eau.


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