Profil de santé aux TNO : Encore beaucoup de prévention à faire

17 novembre 2011
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Statistiques Canada dépose un rapport sur les statistiques de santé des ténois en comparaison au reste du Canada.
 

Le nouveau ministre de la Santé des TNO, Tom Beaulieu, a une tâche importante qui l’attend pour les prochaines années. Les récentes données émises par Statistiques Canada révèlent encore un écart important entre les habitudes de vie des gens du Nord et ceux du reste du pays. Le tabagisme, entre autres, est une problématique encore très présente aux TNO, près de 31 % de la population fume tous les jours contre 15,6 % dans le Canada. Le taux d’obésité est de 63 %, selon un rapport commandé par le territoire en 2010.
Néanmoins, certaines améliorations dans les conditions de vie ont pu être constatées, particulièrement sur le taux de mortalité. Jean de Dieu Tuyishime, responsable du Réseau TNO Santé en français, ne baisse pas les bras devant l’obstacle : « Les TNO ont un pourcentage assez élevé de fumeurs par rapport à la norme du pays. Pour contrer cela, nous avons mis en place des initiatives pour lutter contre le tabagisme, L’air frais du Nord, pour les territoires sans fumée, un projet panterritorial ». La prévention est la clé du succès dans la modification de ces habitudes, Réseau TNO Santé en français en est conscient et s’acharne à en faire, de différentes façons, tout au long de l’année.

Du chemin à faire
Pour inciter les gens à bouger plus, à faire davantage d’activité physique, l’organisme a misé sur un partenariat avec les associations francophones pour développer leurs propres plans d’action. « Plus il fait froid, moins on est tenté de sortir dehors et de bouger. C’est pourquoi nous avons tenté de trouver d’autres façons de faire de l’exercice comme le yoga, le kayak en piscine ou la pêche sur glace », souligne M. Tuyishime. Le profil de la santé produit par Statistiques Canada démontre également que la consommation d’au moins cinq fruits et légumes par jour est difficile à respecter aux Territoires du Nord-Ouest. Seulement 26,6 % de la population dit s’y conformer, c’est près de la moitié moins que dans le Canada tout entier.
Cependant, ce qui reste encore plus criant est sans aucun doute les données concernant les infections transmises sexuellement. « Pour certaines maladies, le taux est anormalement élevé aux TNO, cela va même jusqu’à un taux dix fois supérieur au reste du pays pour des infections plus particulières », mentionne le responsable du Réseau TNO Santé en français. « On travaille pour la sensibilisation, soit dans les bars où l’on distribue des condoms, soit dans les écoles où l’on fait de l’éducation sexuelle », ajoute-t-il.
Plusieurs faits restent toutefois encourageants, notamment en ce qui a trait au stress perçu qui est de 17,5 % aux TNO comparativement à 23,4 % au Canada. Les femmes se soumettent davantage au test Pap (83,5 % contre 72,8 %), soit le taux le plus élevé au pays. « Il serait prétentieux de dire qu’il y a des résultats qui se développent grâce à nos démarches, car la problématique de la santé est multifactorielle. Cependant, nous continuons à faire notre part en espérant que cela apporte quelque chose sur l’ensemble des facteurs », conclut Jean de Dieu Tuyishime.