Assemblée générale annuelle : En continuité

19 décembre 2013
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De gauche à droite: Le conseil d'administration du Collège Nordique francophone de Yellowknife : Jean-François Pitre, France Benoit, Jean-Marie Mariez, Émos Dumas et Josée Clermont. Absents sur la photo : Denis Alem et Roxanne Valade (Photo: enis Lord).

De gauche à droite: Le conseil d'administration du Collège Nordique francophone de Yellowknife : Jean-François Pitre, France Benoit, Jean-Marie Mariez, Émos Dumas et Josée Clermont. Absents sur la photo : Denis Alem et Roxanne Valade (Photo: enis Lord).

Stabilité au sein du conseil d'administration du Collège Nordique.

C'est sans remous ou éclats que s'est déroulée l'assemblée générale du Collège Nordique francophone (CNF) de Yellowknife. La véritable nouvelle viendra en janvier lorsque son conseil d'administration révélera les détails de son plan d'action stratégique.
Aucun poste au conseil d'administration n'a été mis en jeu et tous conservent leur place, hormis Denis Alem, qui quitte ses fonctions de vice-président pour siéger comme administrateur aux côtés de France Benoît, Roxanne Valade et Jean-Marie Mariez. C'est Jean-François Pitre qui agira désormais à titre de vice-président, alors qu'Émos Dumas cumulera les fonctions de secrétaire et trésorier, Josée Clermont demeurant présidente.
Dans son discours d'ouverture, cette dernière a affirmé sa fierté du conseil d'administration du Collège Nordique, dont la majorité a remporté des prix au Gala des pionniers de la francophonie, en novembre. De surcroît, Jean-Marie Mariez a raflé le prix André-Obadia, décerné à l'échelle pancanadienne par l’Association canadienne des professeurs d’immersion. Ce prix d’excellence souligne le travail exceptionnel d’éducateurs et d’éducatrices œuvrant en enseignement immersif. « J'étais sur le jury, concède Josée Clermont, mais je n'étais pas seule, et Jean-Marie n'était pas seul non plus en lice. »
Du côté des états financiers, revenus tout comme dépenses ont été plus élevés en 2013 qu'en 2012. Le Collège Nordique a raflé 200 000 $ en financement de base du gouvernement territorial, plus du double de l'an passé, et les revenus des contrats de service gouvernementaux — principalement issus du fédéral — ont grimpé de 23 044 $ à 133 652 $. Simultanément, à cause principalement des salaires, des sous-traitants et des honoraires, les charges ont triplé. Mais l'exercice financier s'est terminée avec un surplus de 23 499 $.

Le plan
Les contrats de service évoqués plus haut sont liés principalement à des cours de langues donnés à des fonctionnaires fédéraux, à temps plein ou partiel. Si la vocation première de l'organisation demeure l'éducation postsecondaire en français, les contrats lui ont tout de même apporté 127 de ses 179 inscriptions. « C'est une bonne source de financement et ça nourrit notre crédibilité, a commenté Josée Clermont. »
La formation continue vient en second lieu, avec 46 inscriptions, suivie des programmes postsecondaires, avec 6 inscriptions. Le Collège Nordique peut proposer ses programmes sans avoir d'accréditation postsecondaire, mais l'acquérir lui ouvrirait les portes de plus collaborations, notamment universitaires. La présidente du CA du Collège Nordique précise cependant qu'un changement de loi est pour cela nécessaire, donc un laps de temps de plus d'un an. Quel que soit le créneau, le Collège dispose désormais de deux salles supplémentaires équipées pour la formation à distance.
Dans une existence aussi jeune que l'est celle du Collège, il pourrait apparaître puéril de déclarer que l'année qui s'en vient en est une charnière. C'est malgré tout vrai, alors que se jouera le financement des cinq prochaines années et un accord sur la planification stratégique 2014-2019 comprenant des cours en formation continue, de la formation en entreprises et des cours crédités de niveau collégial et universitaires. Le CNF avait mandaté le Centre canadien de leadership en évaluation (CLÉ) pour l'aider dans ce processus. Au moment d'écrire ces lignes, il était prévu que le plan soit montré au conseil d'administration le 15 décembre, déposé à celui-ci le 22 janvier et remis au ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Formation à la fin de ce mois.