Course contre la montre : Employés de l'École Allain St-Cyr

02 février 2001
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« Nous avons beaucoup de questions, mais peu de réponse », souligne la directrice de l'École Allain St-Cyr, Julie Bouchard. Qu'adviendra-t-il de l'ancienneté et des bénéfices accumulés par le personnel de ÉASC lors du changement d'employeur ? Voilà l'une des interrogations soulevées par le transfert des employés de l'école francophone sous l'autorité de leur nouvel employeur, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.

Tous les enseignants des Territoires sont représentés par le Syndicat des enseignantes et enseignants des T.N.-O. Cependant, il existe trois conventions collectives distinctes : la première régit les employés de la commission scolaire no.1 de Yellowknife, la deuxième régit ceux de la commission scolaire catholique de Yellowknife et, finalement, la troisième régit tous les autres enseignants, ceux qui sont directement employés par le GTNO.

Jusqu'au 30 juin 2001, les contrats de travail du personnel de l'ÉASC sont entre les mains de la Commission scolaire no.1 de Yellowknife. Cependant, le transfert des employés sous l'administration de la Commission scolaire francophone de division signifie également un nouvel employeur et une nouvelle convention collective.

Le transfert vers cette nouvelle convention soulève des craintes au sein du personnel d'Allain St-Cyr. L'incertitude qui plane sur les contrats de travail des employés doit être levée avant la fin du mois d'avril, afin que les enseignants puissent décider de leur avenir professionnel en toute connaissance de cause. « Nous avons des familles à faire vivre, nous voulons savoir ce qui se passe », ajoute Julie Bouchard.

Le président de la CSFD, Jean-François Pitre, espère obtenir des tableaux comparatifs soulignant les différences entre la convention collective qu'offrait la commission scolaire no.1 de Yellow-knife et la nouvelle convention collective offerte par le GTNO qui prendra effet en juillet 2000. « On va étudier toutes les possibilités », indique Jean-François Pitre. Un processus de consultation, avec les employés de l'ÉASC, est également en cours.

Malgré les différences existant entre les conventions, dans l'ensemble, « c'est à peu près la même chose », soutient le président du Syndicat des enseignantes et enseignants des T.N.-O., David Murphy. Selon ce dernier, le revenu des employés demeurerait sensiblement le même. La pierre d'achoppement de ce changement de convention collective repose davantage sur le transfert de l'ancienneté (et des bénéfices s'y rattachant), ainsi que sur la transition entre deux fonds de pension aux mécanismes très différents. « Le temps presse, il faut réunir un comité formé de membres de la CSFD, de la Commission scolaire no.1, de l'école Allain St-Cyr et du ministère de l'Éducation afin de discuter de la situation du personnel de l'école francophone », affirme David Murphy.