Elle est tombée

Je ne parle pas de la neige, qui est là pour rester, mais bien de notre allumette géante : le chevalement Robertson de la mine Con.
Les gens se sont attroupés autour du site, sur les rochers, ou dans les hauteurs des appartements. Ils ont attendu 30 minutes et à 17 h, la tour est tombée en quelques secondes.
Devions-nous sauter de joie, applaudir, ou simplement nous recueillir? Je n’ai vu personne pleurer!
Déjà nous tournons la page, et je me demande dans combien de temps nous allons oublier cet élément si distinct de l’horizon ténois.
D'accord, on s’en souviendra quand Paul portera son chandail Erasmus, Céline sortira sa tasse à café, Josée nous montrera ses aquarelles… tous à l’effigie du Robertson Headframe.
On se rappellera peut-être que c’est la mine Con qui a coulé le premier lingot d’or de Yellowknife le 5 septembre 1938. Il reste que désormais, il n’y a plus rien pour se dresser hors de terre, tout est enfoui dans les galeries souterraines qui traversent le sol de la capitale ténoise. On oubliera vite.
Imaginez Rio sans son Christ, Montréal sans son stade, Paris sans sa tour. Des constructions qui attirent des touristes et de la visibilité internationale.
Bon, le chevalement Robertson n’attirait rien d’autre que le regard. Mais c’était drôlement utile dans une ligne d'horizon aussi monotone que celle de l’extrême ouest du Bouclier canadien.
 


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