Rétrospective 2015 : Éducation

14 janvier 2016
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Jacques Lamarche, président de l'APADY (Archives)

Jacques Lamarche, président de l'APADY (Archives)


L’année débute avec un revers cuisant subi par l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY) et la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest en cour d’appel des TNO (CSFTNO) face au gouvernement des TNO. Les juges Slatter, Watson et Robowtham ont infirmé le jugement de première instance de la juge Charbonneau, qui a été sévèrement égratignée au passage. Les juges ont rejeté les agrandissements prévus à l’école Boréale et une partie de ceux d’Allain St-Cyr. Ils ont également nié à la CSFTNO le droit de gérer ses admissions et la protection des droits linguistiques des enfants d’âge préscolaire (trois à cinq ans).
Quelques jours plus tard, l’APADY et la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) ont décidé de porter en Cour suprême du Canada les récentes décisions de la Cour d’appel des Territoires du Nord-Ouest.
Le 20 février, les dirigeants de la CSFTNO et les députés de Yellowknife se sont rencontrés. Glen Abernethy, Wendy Bizaro, Bob McLeod, Robert Hawkins, Daryl Dolynny, David Ramsay et Bob Bromley ont été sollicités par la CSFTNO pour que la construction du gymnase et des classes spécialisées comprennent aussi des classes supplémentaires.
Le 18 mars, les députés de Hay River Robert Bouchard et Jane Groenewegen ont rencontré eux aussi la CSFTNO pour voir comment une collecte de fonds pourrait être organisée pour la construction d’un gymnase dans le cas où la Cour suprême du Canada se rangerait au jugement de seconde instance. Les députés ont reconnu que les agrandissements seraient favorables à la communauté en entier, particulièrement dans le contexte des Jeux de l’Arctique de 2018, qui se tiendront à Fort Smith et à Hay River.
Le 24 avril, la Cour suprême du Canada a déterminé par un jugement unanime que la Colombie-Britannique avait enfreint le droit constitutionnel à l’instruction d’une communauté francophone en mettant à sa disposition des installations scolaires de qualité insuffisante. Ce jugement pourrait avoir des répercussions sur les écoles francophones en milieu minoritaire dans l’ensemble du pays.
Au mois de mai, 24 élèves de l’école William McDonald de Yellowknife participent à un projet de murale sur l’histoire et le patrimoine de Yellowknife.
Le 14 mai, le plus haut tribunal au pays a décidé par un jugement unanime de renvoyer la cause portée par la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) devant un tribunal d’instance inférieure.
La CSFTNO a reçu une lettre du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest disant qu’il répondrait aux ordonnances de la Cour d’appel mais n’irait pas plus loin.
Le 29 mai, M. St-Cyr lui-même est venu célébrer le 25e anniversaire de l’école francophone à Yellowknife qui porte son nom. Musique, prix, jeu, mimoclip, souvenirs et discours : il y en a eu pour tous les goûts lors de cette commémoration.
Le 12 juin, la CSFTNO a annoncé la démission de Michael St. John, qui a siégé 15 ans comme commissaire à Hay River. Son poste reste vacant jusqu’aux élections des commissaires de la commission scolaire, le 19 octobre.
À la rentrée des classes, Carole McLaughlin mène la vague de la nouvelle équipe de l’école Boréale. Avec cinq nouveaux enseignants et aide-enseignants, la directrice de l’école francophone de Hay River ressent un soutien et une proximité au sein de son équipe.
Le 22 septembre, Caroline Roux, coach d’alphabétisation à la commission scolaire YK1, reçoit le prix du ministre de l’éducateur 2015.
Au mois d’octobre, quatre candidats se sont présentés pour l’élection à la Commission scolaire francophone à Hay River. C’est la première fois qu’une élection de la CSFTNO se tiendra au sud du Grand lac des Esclaves.
Le 19 octobre, Natalie Campbell, David Couture et Michael St-Amour sont élus à Hay River. Simon Cloutier, Étienne Croteau et Christian Marcoux, sont élus par acclamation à Yellowknife.
Le 29 octobre, la Cour suprême du Canada a fermé la porte aux revendications de gestion des admissions par la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) et l’obtention de locaux équivalents aux infrastructures des écoles anglophones pour l’école Boréale de Hay River et l’école Allain St-Cyr de Yellowknife. La Cour suprême du Canada n’entendra pas les deux causes opposant le gouvernement ténois à la Commission scolaire francophone des TNO et à l’Association des parents ayants droit de Yellowknife. Après la déception, les demandeurs franco-ténois veulent garder espoir.