Éditorial

15 décembre 2000
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C'est souvent avec un certain malaise que les gens s'expriment sur des sujets comme la prostitution et, en général, sur tous les autres sujets reliés aux pratiques sexuelles. Cela ne devrait cependant pas être le cas. D'abord, le sexe n'est pas quelque chose de malsain ou de sale. Au contraire, la majorité des personnes actives sexuellement vous le diront : elles aiment le sexe et cela fait partie intégrante de leur identité et de leur quotidien.

Ensuite, et surtout, les pratiques déviantes, les abus sexuels de toutes sortes, profitent de ce silence. Si le sujet du sexe n'était pas tabou, il deviendrait plus difficile de garder caché ces comportements coupables. Que d'enfants, de jeunes filles ou de jeunes garçons auraient pu échapper à un enfer personnel si, ouvertement, ils avaient pu questionner les autres membres de leur famille, leurs amis, ou leurs enseignants.

Non, la loi du silence les laisse sans recours.

Comme le démontre l'article de la une, ce sont souvent les abus qui font en sorte que de jeunes filles ou de jeunes garçons quittent leur foyer familial et se retrouvent à la rue, offrant leurs corps à des étrangers, et sont exploités par des prédateurs urbains sans vergogne.

La recherche d'une solution pour régler ce problème passe par une intervention à la source, en offrant du soutien aux familles déchirées et " malades ". Les autres solutions, comme le renforcement des mesures punitives face aux prostitués et à leurs clients, ne résoud jamais le problème.

Mieux vaut s'assurer que les jeunes filles ou les jeunes garçons ne soient pas dans une situation désespérée qui les poussera dans la rue, sans moyen de subsistance, sans protection et seuls avec leurs problèmes.
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