Un effet secondaire : Éditorial

24 mars 2000
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Lorsque notre as reporter, Karine Massé, s'est lancée sur les traces de fumée du dossier du tabac dans les lieux publics, elle s'est vue confrontée à de curieuses attitudes surtout quant elle interviewait les gens d'affaires.

Il était pourtant facile d'obtenir des commentaires de la part de restaurateurs. Le seul problème, c'est que ces derniers demandaient parfois l'anonymat. En effet, même si on est vivement opposé au règlement municipal et que l'on risque de perdre un certain chiffre d'affaires, il n'en demeure pas moins qu'on essaie aussi de ne pas froisser la susceptibilité des personnes qui endossent cette campagne anti-tabac.

Il est certain que la perspective de voir son chiffre d'affaire et, par conséquent, son revenu diminuer ne plaît guère. Il faut cependant voir cette nouvelle réglementation dans son contexte plus vaste de la lutte anti-tabagisme.

Que ce soit par des interdictions strictes de fumer, par une hausse de taxe ou tout autre moyen, les campagnes anti-tabagisme visent d'abord et avant tout à éliminer de nos mœurs cette mauvaise habitude si dommageable pour la santé.

Tout comme on notait, à l'époque, la baisse dramatique de productivité des employés à la suite de l'introduction d'une interdiction de fumer dans certains milieux de travail (la nicotine est un excitant puissant), tout ceci n'est que passager. Rapidement, les fumeurs reprennent contrôle de leur corps et la productivité remonte après quelques semaines.

Il devrait en être de même pour la fréquentation des restaurants. Même si une baisse de la clientèle est certaine, les fumeurs se mettront peu à peu à revenir à leur resto favori et, dans le meilleur des cas, en étant désormais des non-fumeurs.