La loi du plus petit : Éditorial

26 mars 1999
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C'est de cette façon que l'on pourrait appeler le mouvement actuel visant à garder le statu-quo quant au nombre de députés à l'Assemblée législative.

Cela fait changement du discours de droite en vogue dans l'ouest du pays alors que c'est la loi du plus fort, et ses principes de libéralisme économique, qui prévaut.

Dans les T.N.-O., les plus grandes concentrations urbaines sont souvent le résultat de la présence d'infrastructures gouvernementales plus importantes. Laissées à elle-mêmes, les villes d'Hay River et de Yellowknife n'auraient pas la même ampleur. Elles seraient néanmoins en mesure de bien se débrouiller en raison de leur économie locale basée sur les mines ou les services de transport maritime.

Pour les petites localités, dont les origines remontent souvent à plusieurs décennies, alors que les postes de traite puis les écoles servaient d'élément catalyseur pour regrouper des familles traditionnellement éparses, la situation n'est pas la même. Elles dépendent presqu'entièrement du gouvernement territorial pour justifier et supporter leur existence.

Lorsque de plus grandes communautés urbaines demandent, en plus d'une grande présence économique du gouvernement, d'avoir aussi un plus grand poids politique, cela fait grincer bien des dents.

Alors que les groupes autochtones négocient pour obtenir une plus grande présence gouvernementale dans chacune de leur région, et en faisant l'hypothèse que le poids démographique de Yellowknife risque de diminuer au cours des prochaines années, il est peut-être trop tôt pour ajuster à la hausse le nombre de députés, bien que la Loi ne laisse pas une grande marge de manoeuvre à cet égard.